Oléoduc Keystone: pas d'impact majeur sur l'environnement

Nombre de citoyens et de groupes écologistes sont... (Photo: AP)

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Nombre de citoyens et de groupes écologistes sont partis en croisade contre ce projet géant du groupe TransCanada, s'étendant sur 2700 km entre la province canadienne d'Alberta et le Golfe du Mexique. Sur la photo, des gens protestent devant la Maison-Blanche. Plusieurs d'entre eux ont été arrêtés.

Photo: AP

Agence France-Presse
Washington

Le projet controversé d'oléoduc Keystone XL entre les États-Unis et le Canada n'aura «pas d'impact significatif» sur l'environnement des six États américains traversés, a estimé vendredi le département d'État.

Kerri-Ann Jones, la sous-secrétaire d'État chargée du dossier, a souligné que cette évaluation ne préjugeait pas de la décision finale d'autoriser ou pas cet équipement, qui doit être prise avant la fin de l'année.

Nombre de citoyens et de groupes écologistes sont partis en croisade contre ce projet géant du groupe TransCanada, s'étendant sur 2700 km entre la province canadienne d'Alberta et le Golfe du Mexique.

Outre les inquiétudes pour l'environnement des régions traversées, l'oléoduc est décrié en raison de l'origine de l'or noir qu'il transporterait: les sables bitumineux de la province d'Alberta, une source de pétrole non conventionnelle qui nécessite une extraction énergivore et productrice d'un grand volume de gaz à effet de serre.

Le «rapport final d'impact écologique» présenté, a insisté Mme Jones, «ne penche en aucune façon pour une décision ou une autre». En particulier, le processus visant à déterminer si Keystone XL est «dans l'intérêt national des États-Unis» devra prendre en compte d'autres critères, notamment «l'économie, la sécurité énergétique et les relations extérieures».

Pour autant, le document présenté souligne que les alternatives envisagées à l'oléoduc ne seraient pas meilleures pour l'environnement que le projet Keystone XL.

L'ONG écologiste Les Amis de la Terre a réagi vivement au rapport, accusant le département d'État d'avoir mené une analyse incomplète et de «glisser sous le tapis» les risques écologiques posés par l'oléoduc.

Dans un communiqué, l'organisation rappelle que la décision finale reviendra au président Barack Obama, et prévient que ce sera «la plus importante décision en matière d'environnement» qu'il aura à prendre avant l'élection présidentielle de novembre 2012.

Le Conseil national de défense des ressources naturelles (NRDC), une autre ONG, juge que le rapport n'a pas examiné d'assez près des éléments tels que la sécurité de l'oléoduc, la pollution supplémentaire autour des raffineries se trouvant sur le parcours et l'impact sur la vie sauvage.




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