L'air de Montréal moins bon en 2008

En 2008, l'air était de mauvaise qualité une... (Photo: Alain Roberge, Archives La Presse)

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En 2008, l'air était de mauvaise qualité une journée sur cinq à Montréal, une hausse de 50% par rapport à l'année précédente, selon les données de la Ville.

Photo: Alain Roberge, Archives La Presse

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Le nombre de journées où l'air est nocif à Montréal a augmenté de plus de 50% l'an dernier, selon un bilan rendu public hier par les autorités municipales. Mais la qualité de l'air est en voie de s'améliorer, assure le responsable du dossier, Alan DeSousa, en grande partie grâce au nouveau règlement sur les foyers au bois.

La Ville a recensé 68 journées où l'air était de «mauvaise qualité» en 2008 (soit une journée sur cinq), selon le document publié hier par M. DeSousa, responsable du développement durable au comité exécutif. Il y en avait eu 44 en 2007.

 

Tous ces épisodes sont attribuables à une forte concentration de fines particules polluantes, dont plus de 60% sont émises par des foyers au bois. La vaste majorité de ces journées ont d'ailleurs été observées entre les mois de novembre et avril, la période de l'année où les Montréalais utilisent leurs foyers et leurs poêles.

Mieux dans l'industriel

Les concentrations de dioxyde de soufre et de benzène, deux polluants industriels, ont pour leur part baissé du quart dans l'est de l'île de Montréal. Et d'autres substances nocives, comme l'ozone et le monoxyde d'azote, sont restées à des taux stables.

«On constate qu'il y a eu des améliorations dans le secteur industriel, a indiqué M. DeSousa. Maintenant, la prochaine étape, c'est l'amélioration du taux de particules fines.»

L'administration Tremblay a adopté l'hiver dernier un règlement qui interdit l'installation de tout nouveau foyer ou poêle au bois. Mais la mesure n'oblige pas les propriétaires à remplacer les foyers existants par des dispositifs qui carburent aux granules de bois, au gaz naturel ou à l'électricité, une mesure que réclament les écologistes.

Tant qu'un tel règlement ne sera pas en vigueur, dit le directeur général du Conseil régional de l'environnement de Montréal, André Porlier, les épisodes de mauvaise qualité de l'air resteront fréquents.

«Les 68 journées de mauvaise qualité de l'air de 2008, c'est en fonction des foyers qui sont déjà en place, explique-t-il. Et le règlement de la Ville ne s'y attaque pas encore.»

M. DeSousa appuie l'idée de remplacer chaque foyer sur le territoire de la Ville. Mais un tel projet ne se réalisera pas sans l'aide de Québec, précise-t-il.

«C'est une des raisons pour lesquelles on demande au gouvernement du Québec de mettre en place un programme pour inciter les 85 000 personnes qui ont un foyer ou un poêle au bois à le remplacer par une technologie moins nocive.»

La météo coupable

L'augmentation du nombre de journées où l'air est de mauvaise qualité peut sembler spectaculaire, mais elle est en grande partie attribuable à la météo. La pluie fait en sorte que les particules polluantes sont précipitées au sol. Lorsque l'été est pluvieux, comme c'était le cas en 2007, on compte moins de jours où la qualité de l'air est mauvaise.

 

MAUVAISE QUALITÉ DE L'AIR PAR MOIS

> Janvier: 13

> Février: 13

> Mars: 10

> Avril: 6

> Mai: 0

> Juin: 3

> Juillet: 5

> Août: 2

> Septembre: 2

> Octobre: 4

> Novembre: 5

> Décembre: 5

> Total en 2008: 68

 




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