Lutte contre le réchauffement climatique: place au stationnement «écolo»

Stationnement étagé de l'immeuble La falaise apprivoisée, à... (PHOTO FOURNIE PAR PMA ARCHITECTES)

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Stationnement étagé de l'immeuble La falaise apprivoisée, à Québec

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Il y a plus de 3 millions de cases de stationnement à Montréal, qui occupent entre 5 et 10 % de toute la superficie de l'île. Pour l'instant, elles créent des îlots de chaleur et nuisent à l'écoulement des eaux de pluie. Or, un groupe veut faire de ces espaces non pas des problèmes, mais des solutions aux changements climatiques et à leurs effets. Et il s'apprête à remettre ses premières attestations de «stationnement vert» aux premiers bons élèves de la métropole.

DE PROBLÈME À SOLUTION

Pour à peu près tout le monde, un stationnement est une simple zone asphaltée permettant d'y garer une voiture. Félix Gravel aimerait que ça change. « Un stationnement est un non-lieu. On veut qu'il devienne un lieu. C'est un espace urbain qui peut être valorisé de toutes sortes de manières », dit celui qui est directeur adjoint du Conseil régional de l'environnement de Montréal. Au symposium annuel d'Ouranos, un consortium voué aux changements climatiques, M. Gravel a présenté hier des idées pour transformer les stationnements en moyens de lutte et d'adaptation aux changements climatiques. « Avec les changements climatiques, on sait que les épisodes de chaleur et de fortes pluies seront de plus en plus fréquents et de plus en plus marqués. Les stationnements peuvent jouer un rôle qui est négligé actuellement », dit-il.

DES MESURES CONCRÈTES

Comment transformer les stationnements des commerces, des bibliothèques et des autres établissements en outils de lutte contre les changements climatiques ? Voici quelques idées.

• Placer de la végétation autour du stationnement et entre les cases pour capter du CO2, favoriser la biodiversité, absorber les contaminants, créer de l'ombre et diminuer l'effet d'îlot de chaleur.

• Choisir des revêtements perméables (pavé alvéolé, asphalte poreux) pour que l'eau puisse s'y infiltrer, réduisant ainsi les risques de surverses d'égouts et d'inondations.

• Utiliser des revêtements clairs pour réfléchir la lumière du soleil et réduire l'accumulation de chaleur.

• Inclure des stationnements pour les vélos afin de favoriser le transport actif et non polluant.

• Inclure des places réservées aux voitures hybrides ou électriques ainsi qu'à l'autopartage et au covoiturage afin de contribuer à changer les mentalités.

• Inclure des bornes de recharge pour les voitures électriques.

• Afficher l'horaire des transports en commun.

• Optimiser le nombre et la dimension des cases pour éviter de prendre trop d'espace.

UNE NOUVELLE ATTESTATION

Le 5 décembre, le Conseil régional de l'environnement de Montréal remettra ses premières attestations de « stationnement vert » aux propriétaires qui ont fait des efforts en ce sens. L'organisme dit avoir reçu plus d'une vingtaine de demandes.

« Il y a un bel intérêt, dit Félix Gravel. Évidemment, les entreprises veulent montrer qu'elles sont de bons citoyens corporatifs. Mais il y a aussi le fait qu'un stationnement qui est écoresponsable est aussi plus beau. Ça joue sur l'image de marque et sur l'expérience tant des employés que des clients. »

Notons que le Bureau de normalisation du Québec a aussi déjà adopté des normes pour favoriser le stationnement vert.

TROIS STATIONNEMENTS POUR CHAQUE VÉHICULE

En incluant les stationnements de rue, ceux des commerces et de tous les autres établissements, nos villes comptent de trois à cinq fois plus de cases de stationnement que de véhicules.




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