Climat: la ministre McKenna présentera d'autres mesures cet automne

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Catherine McKenna, la ministre fédérale de l'Environnement

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Bruce Cheadle
La Presse Canadienne
OTTAWA

La ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna, a indiqué que la taxe sur le carbone ne sera pas la seule politique sur le climat présentée par le gouvernement libéral cet automne.

Mme McKenna assure que d'autres mesures seront annoncées avant que le premier ministre Justin Trudeau ne rencontre ses homologues des provinces, en décembre, afin de mettre sur pied un plan complet et pancanadien sur le climat.

«Notre intention est de présenter certains plans au cours de l'automne en prévision de la rencontre des premiers ministres», a déclaré la ministre, jeudi midi, après avoir livré un discours lors d'une conférence du Forum canadien du climat.

«Que ce soit par des incitatifs pour que les Canadiens aient des maisons plus économes en énergie ou du côté des véhicules électriques, je crois qu'il y a de réelles occasions non seulement de s'attaquer aux changements climatiques, mais aussi de faire croître l'économie. Alors il faut rester à l'écoute», a-t-elle ajouté.

Le premier ministre Trudeau a soulevé l'ire de certaines provinces lorsqu'il s'est levé à la Chambre des communes pour dire que le gouvernement fédéral imposerait un prix sur les émissions de carbone à compter de 2018. La tarification sera de 10 $ la tonne au début, et augmentera de 10 $ chaque année, pour atteindre 50 $ la tonne en 2023.

Les provinces et les territoires négocient avec le gouvernement fédéral pour des mesures sur le climat depuis mars, lorsqu'ils avaient convenu de travailler ensemble pour que le pays atteigne ses cibles d'émissions d'ici 2030.

Les ministres de l'Environnement de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve-et-Labrador et de la Saskatchewan avaient claqué la porte d'une rencontre avec Mme Mckenna, à Montréal, pour contester l'imposition d'une tarification sur le carbone, accusant Ottawa de court-circuiter les pourparlers.

Catherine McKenna a affirmé lors de son allocution que le «prélèvement» sur le carbone - le terme qu'elle a utilisé - envoyait un signal fort aux marchés.

Et elle a laissé entendre que d'autres politiques étaient en cours d'élaboration. «Au Canada, nous devons accélérer l'adoption (des véhicules électriques) dans nos villes en créant des réseaux, des stations de recharge et de nouvelles infrastructures», a-t-elle dit.

Les citoyens veulent aussi des bâtiments plus économes, selon la ministre, qui a évoqué une refonte du code du bâtiment et un renouvellement des subventions pour rénover de vieux édifices.

«Au Canada, chaque dollar dépensé dans des programmes pour l'économie de l'énergie génère de 4 à 8 $ du produit intérieur brut (PIB)», a-t-elle souligné.

Mme Mckenna croit également que le pays devrait investir davantage dans le marché mondial des technologies vertes.

Certaines sources fédérales ont confié à La Presse canadienne que le gouvernement travaillait à rendre ses opérations plus vertes, notamment sur le plan de l'approvisionnement.

Le ministre des Finances, Bill Morneau, a indiqué qu'il livrerait sa mise à jour économique le 1er novembre - ce qui inclura de nouvelles mesures budgétaires, a-t-il confirmé.

Alors que la ministre de l'Environnement faisait ces déclarations, le groupe de réflexion Clean Energy Canada publiait un nouveau rapport sur l'appui des Canadiens à certaines mesures environnementales.

L'organisation de Vancouver a commandé un sondage de la firme Nanos qui a notamment révélé que 62 % des Canadiens appuyaient l'idée d'une taxe sur le carbone.

L'enquête, qui a été réalisée par téléphone auprès de 1000 personnes du 24 au 27 septembre dernier, indique également que 73 % des personnes interrogées soutiennent ou soutiennent un peu la proposition de cesser l'exploitation du charbon d'ici 2030.

Interrogés sur les effets des politiques pour réduire l'empreinte de carbone du pays, 38 % des sondés ont estimé que cela pourrait affaiblir l'économie, contre 34 % qui jugent que cela pourrait la renforcer.

Le sondage a une marge d'erreur de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

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