L'ONÉ prend des mesures pour encourager les lanceurs d'alerte

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Fannie Olivier
La Presse Canadienne
OTTAWA

L'Office national de l'énergie (ONÉ), dont la réputation a été mise à rude épreuve ces dernières années, prend des mesures pour redorer son blason.

L'organisme qui réglemente notamment la construction de pipelines annonce qu'il met en place un nouveau processus de divulgation confidentielle, pour permettre aux lanceurs d'alerte de dénoncer des situations problématiques sans crainte de représailles.

Dans un communiqué, l'ONÉ précise que cela lui procurera «un mécanisme rigoureux pour gérer le nombre grandissant de signalements constatés au cours des deux dernières années».

Avec la nouvelle initiative, les employés - d'une compagnie de pipeline, par exemple, donc réglementée par l'ONÉ - qui constatent un acte répréhensible pourront le dénoncer en ligne de façon confidentielle.

Marc Drolet, un porte-parole de l'ONÉ, indique que les travailleurs qui remarquent un problème peuvent aller voir leur supérieur au sein même de la compagnie pour en parler. Toutefois, s'ils ne se sentent pas à l'aise de le faire, ou craignent pour leur emploi, ils peuvent se tourner vers l'Office.

«La plainte est reçue par des gens qui ont reçu la formation pour analyser le type de préoccupations qui peuvent être soulevées par des gens, que ce soit des préoccupations au niveau de la santé, de l'environnement ou de la sûreté des installations», signale-t-il en entrevue téléphonique.

La plainte sera traitée par une équipe multidisciplinaire et des inspecteurs pourront être déployés en cas de besoin.

M. Drolet explique que l'ONÉ a senti le besoin d'améliorer son fonctionnement à cet égard, puisqu'il reçoit déjà plusieurs plaintes par année. L'an dernier, l'organisme a traité neuf plaintes. Il en avait reçu huit en 2014, aucune en 2013 et six en 2012.

«Chaque plainte est traitée de façon très sérieuse par l'Office et on fait une enquête à chaque fois qu'on en reçoit une», ajoute-t-il.

L'organisme a eu recours à une firme de consultants privée pour revoir ses processus. La nouvelle méthode de gestion des dénonciations par des travailleurs du secteur s'ajoute aux plaintes que le public peut émettre s'il soupçonne qu'une entreprise ne se conforme pas à ses responsabilités environnementales ou autres.

Le gouvernement libéral a promis de restaurer la confiance du public envers le processus d'évaluation environnementale.

L'Office se penche actuellement sur des projets de pipelines controversés, comme celui d'Énergie Est de la société TransCanada, qui permettrait le transport de 1,1 million de barils de pétrole brut de l'Alberta et de la Saskatchewan vers les raffineries de l'Est du Canada.

Le gouvernement de Justin Trudeau se réserve toutefois le droit d'accepter ou rejeter un projet après avoir obtenu les recommandations de l'ONÉ.

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