Climat: les positions de la France et du Québec convergent, dit Couillard

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Le président français François Hollande converse avec le premier ministre Philippe Couillard.

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
REYKJAVIK, Islande

Le Québec et la France sont sur la même longueur d'onde dans le combat mené contre les changements climatiques, a commenté samedi le premier ministre Philippe Couillard, quelques semaines avant la rencontre internationale parrainée par les Nations unies qui doit déterminer le nouveau plan de match mondial de la lutte aux gaz à effet de serre.

Les visions des deux États sont «convergentes», a dit M. Couillard, en point de presse, samedi, en marge de sa participation à la conférence Arctic Circle, à Reykjavik, en Islande, un événement qui a fait une large place cette année à l'impact très réel des changements climatiques observé dans les régions nordiques.

Selon M. Couillard, le président français François Hollande «apprécie beaucoup la contribution du Québec dans la lutte contre les changements climatiques», notamment sur la question du marché du carbone.

La veille, M. Couillard avait pu s'entretenir avec le président français François Hollande, passé en coup de vent à Reykjavik pour prononcer une allocution destinée à mettre la table pour la conférence internationale COP21 à Paris en décembre, point tournant quant à l'engagement des gouvernants de près de 200 pays à agir pour maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 2 degrés Celsius.

Devant une salle comble, le président Hollande a livré un discours bien senti sur l'urgence d'intervenir. Il a dit avoir constaté récemment une réelle prise de conscience mondiale, appuyée sur des preuves scientifiques, menant à la conclusion que «les dérèglements climatiques» existent bel et bien.

Malgré un horaire très serré, M. Hollande a raconté être allé le jour même, en compagnie du président islandais Olafur Grimsson, voir de ses propres yeux fondre un glacier millénaire, signe inquiétant de réchauffement dans ce coin du monde collé au cercle polaire.

Le succès de la conférence de Paris, a dit le président Hollande, tiendra aux engagements pris en décembre, mais surtout au suivi qui devra être fait tous les cinq ans pour s'assurer que les actions promises ont bien été réalisées. Il a insisté sur l'importance de mobiliser un financement à hauteur de 100 milliards pour soutenir les pays pauvres dans leur démarche de lutte aux gaz à effet de serre.

Avant lui, devant le même auditoire, le président Grimsson avait affirmé que si on ne réussissait pas à assurer le développement durable de l'Arctique, il n'y aurait pas de développement durable nulle part au monde.

À Paris, une journée sera consacrée aux États fédérés, dont fait partie le Québec, le 8 décembre, et le premier ministre Couillard entend faire entende la voix du Québec. La veille, les membres du Climate Group, dont le Québec, se réuniront.

En point de presse samedi, M. Couillard a fait valoir que c'est précisément «au niveau des États fédérés que sont les leviers des juridictions et souvent les ressources financières pour agir concrètement» et changer les choses.

«C'est critique qu'on soit là», à Paris en décembre, a-t-il dit, «car cette démarche de lutte aux changements climatiques si elle doit réussir, et elle doit réussir, doit se faire du bas vers le haut, "bottom up", comme on dit en anglais».

La participation attendue du Québec à la conférence de Paris est «excessivement appréciée» par le président Hollande et le gouvernement français, selon le premier ministre du Québec. «Nos visions là-dessus sont convergentes», assure-t-il.

La mission de M. Couillard en Islande a pris fin samedi avec l'annonce de la construction, sur le site de l'Université Laval, d'un édifice devant abriter le nouvel Institut nordique du Québec. Aucun échéancier n'est cependant prévu.

Créé l'an passé, du moins sur papier, l'institut regroupera des chercheurs de l'Université Laval, de l'Université McGill et de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) ayant développé une expertise sur les questions nordiques.

Québec injectera 30 millions pour bâtir le projet et s'attend à ce qu'Ottawa en fasse autant.

Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, présent sur place, s'est réjoui de l'annonce, car il s'agit d'un projet «très, très structurant pour l'Université Laval», de nature à lui assurer un rayonnement international encore plus grand.

L'institut mettra à profit le savoir «de gens reconnus comme des pionniers et des leaders dans la recherche nordique partout dans le monde. Il faut que les Québécois sachent ça», a commenté M. Couillard.

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