Une «gobeuse», comment ça fonctionne?

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Les nouvelles récupératrices automatisées de verre sont déjà implantées dans plusieurs pays. Elles trient et broient le verre et peuvent «gober» environ 400 bouteilles

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Les nouvelles récupératrices automatisées de verre, communément appelées «gobeuses», seraient les premières à être commercialisées au Québec. La Presse s'est entretenue avec Alain Nault, vice-président principal chez Tomra Canada, l'entreprise qui fabrique et distribue ces machines dans le monde.

Comment ça fonctionne ?

Il n'est pas très difficile de fabriquer un appareil capable de broyer le verre. En revanche, il est beaucoup plus complexe d'en inventer une qui puisse détecter et différencier un contenant d'un autre. La « gobeuse » analyse dans un premier temps l'étiquette, puis la forme et enfin la couleur de la bouteille. « L'enjeu technique, c'est d'être en mesure d'accepter la bouteille ou non », explique Alain Nault. Par exemple, la SAQ pourrait com-mander des machines qui refusent les bouteilles de bière.

Quels sont les types de machines sur le marché ?

Il y en a de toutes sortes. Les prix varient de 10 000 à 50 000 $ l'unité, tout dépendant des besoins du client. La récupératrice automatisée peut différencier la bouteille verte de la brune, ne pas broyer le verre, envoyer la bouteille dans un contenant à la vue des clients ou en disposer de façon plus discrète, de l'autre côté d'un mur. Environ 400 bouteilles peuvent être gobées par une machine « standard ».

La « gobeuse » peut-elle survivre à l'hiver québécois ?

Selon Alain Nault, il serait possible d'installer les machines à l'extérieur des succursales de la SAQ. Il pense toutefois qu'il faudrait « un élément chauffant » pour que l'appareil fonctionne, « surtout à - 30 degrés ». Un abri ou un système de chauffage seraient probablement les deux options les plus envisageables « pour que ce soit agréable pour tout le monde », autant les utilisateurs que l'entreprise, pense-t-il.

Serions-nous les premiers à implanter ce genre de système ?

Pas du tout. La technologie est testée et utilisée dans plusieurs pays occidentaux. Quelques États américains, comme New York et le Michigan, ont déjà implanté des récupératrices automatisées de verre dans les vestibules des supermarchés. En Europe, l'Allemagne constituerait le plus grand marché de récupération de verre. « Nous avons des machines en Norvège, en Suisse, en Finlande. On est même en train d'en installer en Chine », dit Alain Nault.

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