Nicolas Sarkozy et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon sont tombés d'accord vendredi à New York sur l'urgence climatique, et le président français a prôné la création d'une «organisation mondiale de l'environnement».

«Nous allons mener main dans la main un combat contre les conséquences du réchauffement climatique. Il faut créer une organisation mondiale de l'environnement», a notamment déclaré M. Sarkozy à la presse, à l'issue d'un déjeuner avec le secrétaire général au consulat de France.

Les deux hommes se sont brièvement adressé aux journalistes à l'extérieur de la mission diplomatique, déclarant avoir passé en revue les grands dossiers mondiaux avec une insistance particulière sur les questions environnementales.

M. Ban Ki-moon s'est déclaré pour sa part «très reconnaissant pour un tel engagement du président français sur le changement climatique».

Très militant sur le front environnemental, le secrétaire général avait récemment estimé que les résultats du dernier sommet su G8 à L'Aquila (centre de l'Italie) étaient «insuffisants» sur ce sujet.

«Les dirigeants du G8 avaient une occasion unique qui risque de ne plus se représenter», avait-il dit, en regrettant l'absence d'engagement à moyen terme.

M. Ban Ki-moon organisera en septembre, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, un sommet sur le climat qu'il considère comme «l'occasion de la dernière chance».

Un nouvel accord climatique multilatéral sous l'égide de l'ONU doit en outre être conclu en décembre prochain à Copenhague.

La création d'une agence mondiale de l'environnement figurait dans le programme officiel du candidat Sarkozy dans la course à la présidentielle.

Récemment encore, à l'occasion du G8, il avait plaidé pour un tel projet.

«Et lorsque nous serons parvenus, à Copenhague, à un accord ambitieux sur le climat, il faudra que soit créée alors une véritable Organisation mondiale de l'environnement en mesure de faire appliquer les engagements qui auront été pris, je l'espère, par tous», avait aussi déclaré le chef de l'État le 15 juin devant l'Organisation internationale du travail (OIT) à Genève.

Avant lui, l'idée de la création d'une agence de l'environnement, placée sous l'égide de l'ONU, avait été défendue par son prédécesseur à la tête de l'État, Jacques Chirac, qui l'avait notamment évoquée lors d'un sommet UE-Amérique latine de mai 2006.