RDC : quatre fonctionnaires tués en luttant contre le braconnage d'éléphants

Le 14 mai 2014, des employés du parc... (Photo archives African Parks/AP)

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Le 14 mai 2014, des employés du parc de la Garamba découvraient les restes d'éléphants tués par des braconniers. Les gestionnaires du parc indiquaient à l'époque que 68 éléphants avaient été tués en deux mois.

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Agence France-Presse
KINSHASA

Quatre fonctionnaires congolais affectés à la surveillance du parc de la Garamba ont été tués par des braconniers dans cette réserve naturelle du nord-est de la République démocratique du Congo où les éléphants sont particulièrement menacés, ont annoncé vendredi les gestionnaires du parc.

Les quatre hommes, trois gardes de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et un colonel des Forces armées de la RDC (FARDC), ont été tués lors d'un « échange de tirs » avec des braconniers qu'ils pistaient à l'aide du collier d'un éléphant tué par les malfaiteurs, indique un communiqué du réseau African Parks, qui gère le parc de la Garamba de concert avec l'ICCN, sans préciser la date du drame.

Ces morts portent à huit le nombre de personnes tuées dans le parc depuis le début de l'année, selon African Parks.

En juin, African Parks avait déploré la mort d'un garde de l'ICCN et de deux soldats dans une « embuscade tendue par des braconniers lourdement armés ».

Classé au patrimoine mondial de l'humanité - dans la catégorie en péril comme les quatre autres réserves de la RDC reconnues comme exceptionnelles par l'Unesco - le parc national de la Garamba est situé dans l'extrême nord-est de la RDC, à la lisière du Soudan du Sud et près de l'Ouganda, dans une région enclavée et instable du fait de la présence de rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).

En juin 2014, African Parks et l'ICCN, partenaires dans la gestion du parc, avaient lancé un cri d'alerte contre « le massacre des éléphants du parc », sous le coup d'attaques de rebelles de la LRA, de groupes armés du Soudan du Sud, de déserteurs de l'armée congolaise et d'autres braconniers, alors même que s'intensifiaient les efforts contre ces activités criminelles.

Les gestionnaires du parc indiquaient à l'époque que 68 éléphants avaient été tués en deux mois.

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