TransCanada réfute les résultats d'une étude sur les impacts d'Énergie Est

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Les animaux marins seraient forcés de «crier» en raison de la présence de navires. Lorsque le bruit atteindrait un certain niveau, leur communication serait carrément impossible.

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La Presse Canadienne
FREDERICTON

TransCanada, qui prévoit construire l'oléoduc Énergie Est, réfute les conclusions d'une étude sur les impacts potentiels du projet sur l'écosystème des baleines et les pêches dans la région de la baie de Fundy.

Dans un rapport rendu public mercredi, le Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick affirme que le bruit provenant du trafic des navires pétroliers causerait une augmentation du niveau de stress de la baleine franche de l'Atlantique Nord, la baleine la plus en danger dans le monde, et entraverait la capacité des baleines à communiquer.

Les animaux marins seraient ainsi forcés de «crier» et lorsque le bruit atteindrait un certain niveau, leur communication serait carrément impossible. Or, la communication entre les baleines est importante pour qu'elles puissent former des groupes - une composante majeure de leur cycle de vie.

Toutefois, le porte-parole de TransCanada, Tim Duboyce, estime que le conseil tente de répéter le même argument servi à Cacouna, au Québec, qui avait mené à l'abandon du projet dans la province, alors qu'on s'inquiétait du sort des bélugas.

M. Duboyce martèle que la situation est différente au Nouveau-Brunswick, puisque le terminal et le réservoir ne sont pas situés «du tout» à proximité de l'habitat de la baleine.

De plus, bien que le terminal accueillera 115 bateaux supplémentaires par année, le trafic ne devrait pas nuire aux baleines parce que voie de navigation a déjà été éloignée de leur habitat il y a plus de dix ans, affirme le porte-parole de TransCanada.

«La population des baleines a montré des signes importants de croissance depuis ce temps-là», a-t-il ajouté.

Le rapport de 22 pages du Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick note également que dans l'éventualité d'un déversement, le fort courant dans la baie de Fundy et le brouillard dans la région pourraient empêcher les autorités d'effectuer un nettoyage rapide. En 2007, lors d'un déversement dans la baie, les travailleurs avaient eu de la difficulté à retracer les contaminants en raison de ces conditions.

Par ailleurs, le bitume déversé dans ces eaux serait susceptible de former des «boules» de pétrole qui pourraient nuire aux pêches, en particulier sur les prises de homard et de crevettes.

M. Duboyce indique que TransCanada élaborera des plans d'urgence en prévision d'éventuels incidents. «Nous mettons en place des mesures pour s'assurer qu'une telle situation n'arrive jamais. Notre objectif est: zéro incident», a-t-il affirmé.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, a encore fait la promotion du projet, mercredi, lors d'un déjeuner-conférence à la Chambre de commerce de Fredericton.

«C'est important de respecter le processus actuel avec l'Office national de l'énergie. Je crois qu'il est important que les nombreuses organisations et les individus qui veulent intervenir soient entendus», a-t-il déclaré.

Le rapport recommande à Pêches et Océans Canada, avec l'aide de Transports Canada, d'effectuer une évaluation du bruit causé par le trafic maritime dans la baie de Fundy afin de déterminer les impacts actuels du bruit marin sur les mammifères marins.

Il réclame également une évaluation indépendante des impacts d'une augmentation du trafic pétrolier, du bruit et d'un déversement de bitume sur les industries de la pêche et du tourisme, ainsi que sur les emplois connexes, dans la baie de Fundy.

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