L'ONU adopte une résolution pour combattre le commerce d'espèces menacées

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Edith M. Lederer
Associated Press

L'Assemblée générale des Nations unies (ONU) a adopté jeudi à l'unanimité sa toute première résolution visant à combattre le commerce illégal des espèces sauvages menacées, au moment où ceux qui l'ont proposée ont exprimé leur indignation quant à la mort du lion vedette Cecil, abattu par un chasseur américain au Zimbabwe.

La résolution, approuvée par les 193 membres de l'ONU, est non contraignante. Toutefois, le large appui qu'elle a reçu reflète la montée d'une opposition globale au braconnage et au trafic des espèces menacées, particulièrement les éléphants et les rhinocéros chassés pour leurs défenses, mais également les espèces de flore et de faune protégées.

Ce texte arrive à la suite d'engagements récents des États-Unis et de la Chine - le plus grand marché d'ivoire illégal au monde - en vue de mettre un terme au commerce de ce qui est connu comme l'or blanc.

La résolution présentée jeudi par le Gabon et l'Allemagne, et coparrainée par plus de 70 nations, encourage les États membres à adopter «des mesures décisives à l'échelle nationale pour prévenir, combattre et éradiquer» le commerce illicite d'espèces sauvages et de leurs produits dérivés, «tant du côté de l'offre que de la demande».

Elle demande aussi aux pays membres de l'ONU de renforcer leur législation en vue de prévenir, d'enquêter et de poursuivre les personnes qui participent au trafic d'espèces de faune et de flore sauvages, et de faire du trafic auquel participent des groupes criminels organisés une «infraction grave»

Le ministre gabonais des Affaires étrangères, Emmanuel Issoze-Ngondet, a fait l'éloge de l'adoption de la résolution - résultat de deux ans de négociations -, la présentant comme une «étape historique».

L'ambassadeur allemand à l'ONU, Harald Braun, a affirmé aux journalistes que le trafic d'espèces sauvages était devenu un immense marché international et que l'argent qu'il génère est aujourd'hui l'une des principales sources de financement du terrorisme dans le monde.

Interrogés à savoir si la résolution aurait pu aider à sauver le lion Cecil, abattu par un chasseur américain au Zimbabwe il y a quelques jours, M. Braun s'est déclaré «scandalisé, comme beaucoup de gens, par ce qui est arrivé à ce pauvre lion».

De son côté, M. Issoze-Ngondet a affirmé que cette affaire «inquiète tous les pays d'Afrique», mais qu'il lui était difficile de commenter la situation, car le Zimbabwe mène actuellement une enquête.

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