Indonésie: arrêté pour avoir vendu des aigles sur Facebook

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À la suite d'un renseignement, des policiers ont fait irruption lundi au domicile de l'homme à Surabaya, deuxième ville d'Indonésie, et découvert 14 aigles dans des cages et des boîtes en carton, a déclaré à l'AFP un porte-parole, Argo Yuwono.

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Agence France-Presse
JAKARTA

Un homme a été interpellé en Indonésie pour avoir vendu des aigles sur le réseau social Facebook, a indiqué mercredi la police, précisant que le commerce de cette espèce protégée était illégal.

À la suite d'un renseignement, des policiers ont fait irruption lundi au domicile de l'homme à Surabaya, deuxième ville d'Indonésie, et découvert 14 aigles dans des cages et des boîtes en carton, a déclaré à l'AFP un porte-parole, Argo Yuwono.

Parmi les oiseaux figuraient des aigles de mer à ventre blanc et des crécerelles (petits rapaces), ainsi que cinq aiglons, a-t-il ajouté, dévoilant comment les policiers avaient appréhendé le suspect chez lui.

«Nous sommes allés en civil et nous nous sommes fait passer pour des acheteurs, afin de confirmer qu'il vendait bien les oiseaux sur Facebook. Les aigles sont une espèce protégée en Indonésie. Les vendre est un délit, une infraction grave», a expliqué Argo.

Il s'agit du premier cas connu en Indonésie de vente d'espèce sauvage via le populaire réseau social, a observé le porte-parole de la police.

Le suspect effectuait ces opérations en ligne depuis six mois, vendant les aiglons à 750 000 roupies pièce (71 $) et les oiseaux adultes jusqu'à un million de roupies (près de 95 $), selon la police.

Quatre aiglons ont depuis succombé à une maladie, tandis que les autres oiseaux ont été confiés au Centre indonésien de conservation des ressources naturelles, qui s'occupe des cas de trafics d'animaux sauvages.

S'il est reconnu coupable, le suspect encourt jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et une amende allant jusqu'à 100 millions de roupies (près de 9500 $).

En mai, plus d'une vingtaine de cacatoès - oiseaux rares de la même famille que les perroquets - avaient été découverts par la police dans les bagages d'un passager de bateau interpellé lui aussi à Surabaya.




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