Retour au Pakistan du prince saoudien qui avait tué 2000 outardes houbara

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L'outarde houbara vit dans la steppe et les zones semi-désertiques. Outre la dégradation de leur environnement, les fauconniers arabes sont considérés comme la principale menace pour cette espèce.

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Agence France-Presse
QUETTA, Pakistan

Le Pakistan va de nouveau accueillir cette semaine un riche prince saoudien chasseur au faucon qui avait tué l'an dernier près de 2000 oiseaux d'une espèce menacée d'extinction et en principe protégée, au grand dam des défenseurs de la nature.

Les autorités pakistanaises achevaient lundi les préparatifs pour l'arrivée du prince Fahd Ben Sultan Ben Abdulaziz et son entourage, attendus ces prochains jours pour une partie de chasse dans le désert du Baloutchistan, une province reculée du sud-ouest.

L'an dernier, cet amoureux de l'art ancestral de la fauconnerie y avait tué près de 2000 outardes houbara, un petit échassier menacé d'extinction à l'état sauvage et dont la chasse est en principe interdite au Pakistan.

Islamabad émet toutefois des permis spéciaux autorisant de riches VIP à les chasser, mais avec une limite maximale de cent en dix jours, notamment pour les fauconniers du Golfe qui en sont très amateurs.

Le large dépassement de cette limite l'an dernier par le prince avait été critiqué par des fonctionnaires locaux, mais discrètement et sous couvert d'anonymat.

Le matériel du prince, notamment des faucons spécialement dressés pour abattre les outardes houbara, est arrivé dimanche du Golfe à bord d'un avion C-130, a indiqué lundi à l'AFP Saifullah Zehri, un responsable chargé de la protection de la faune de la région du désert de Yak Much, où est prévue la chasse princière.

L'outarde houbara vit dans la steppe et les zones semi-désertiques. Outre la dégradation de leur environnement, les fauconniers arabes sont considérés comme la principale menace pour cette espèce.

L'Arabie Saoudite est l'un des plus importants bailleurs de fonds du Pakistan, qui déroule régulièrement le tapis rouge pour ses dirigeants. Mais cette influence est parfois critiquée dans le pays, notamment dans les cercles libéraux qui accusent les Saoudiens de favoriser l'islamisme, notamment via le financement d'écoles coraniques rigoristes.

Le Baloutchistan est régulièrement le théâtre d'attentats de groupes islamistes et sécessionnistes et de diverses activités de groupes criminels et mafieux. Mais il abrite également des zones sécurisées par les autorités où des VIP peuvent chasser en toute liberté et sécurité.




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