Espèces en péril: écologistes et industriels s'unissent contre Ottawa

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La chouette des terriers fait partie des quelques 500 espèces animales et végétales en péril au Canada.

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Les principales industries canadiennes et les groupes environnementaux ont décidé de faire front commun contre Ottawa, qui a suspendu sans motifs la dernière rencontre du Comité consultatif sur les espèces en péril (CCEP).

Ce comité tient des rencontres deux fois l'an depuis plus de 10 ans et réunit à la même table des représentants des groupes environnementaux et ceux des principales industries canadiennes. Après l'annulation d'une rencontre prévue en juin dernier, les présidents de sept associations industrielles canadiennes ont écrit à la ministre de l'Environnement, Leona Aglukkaq, afin de lui faire part de leurs préoccupations.

Lettre à la ministre Aglukkaq

Dans une lettre datée du 17 juin 2014, les sept présidents demandent une rencontre avec la ministre Aglukkaq. «Nos associations maintiennent leur engagement à continuer le travail pour la protection des espèces en péril et, plus largement, de leur conservation, et nous avons hâte de poursuivre cet important dialogue pour la mise en oeuvre de la Loi canadienne sur les espèces en péril», peut-on lire.

«Cette lettre, c'était leur initiative, note Sophie Gallais, chargée de projet pour les aires protégées à Nature Québec et aussi membre du comité fédéral. Nos deux groupes (environnement et industries) se sont évidemment parlé et nous avons appuyé leur démarche à ce moment-là.»

Selon Journey Paulus, porte-parole pour l'Association des produits forestiers du Canada, une rencontre a eu lieu le 19 septembre dernier entre des représentants de l'industrie et ceux d'Environnement Canada au sujet de la Loi sur les espèces en péril. Toutefois, aucune réunion du CCEP n'est au programme. «Dernièrement, des fonctionnaires d'Environnement Canada nous ont mentionné qu'il n'y aurait pas de rencontre du comité cet automne», signale Sophie Gallais. De son côté, Journey Paulus a confirmé qu'aucune réunion du CCEP n'était à l'agenda depuis la dernière rencontre qui s'est tenue les 21 et 22 novembre 2013.

Dans leur lettre, les sept présidents mentionnaient également que ce comité est important pour leurs associations «afin d'échanger des informations entre le gouvernement fédéral, l'industrie et les groupes environnementaux, mais aussi comme forum de discussion afin de mettre en application différentes politiques qui relèvent de la Loi fédérale sur les espèces en péril».

Le «pire moment»

Les groupes environnementaux, membres du comité, sont revenus à la charge jeudi et ont publié un communiqué de presse dans lequel ils signalent que «le gouvernement ne pouvait choisir pire moment» (pour reporter les réunions du CCEP). Ils rappellent que le Fonds mondial pour la nature a dévoilé la semaine dernière un rapport faisant état du déclin de 52 % des populations de plantes et d'animaux à l'échelle de la planète depuis 1970.

La présente loi canadienne sur les espèces en péril a été adoptée en 2002. À ce jour, plus de 500 espèces animales et végétales sont inscrites à la liste des espèces menacées au pays. En novembre 2013, rappelons que le commissaire fédéral à l'environnement a critiqué les nombreux retards du gouvernement Harper dans l'établissement de plusieurs plans de rétablissement pour des espèces en péril désignées en vertu de la loi.

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