Laurentides: des coupes forestières autorisées par Québec menacent une forêt

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Ce n'est pas la première fois que la Coalition Mont-Kaaikop tente d'empêcher des coupes forestières. En 2013, une pétition contre des coupes avait obtenu 8000 signatures.

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Michel Saba
La Presse Canadienne
SAINTE-LUCIE-DES-LAURENTIDES, Qc

Des citoyens lancent une pétition pour appuyer leur projet d'obtenir un statut d'aire protégée pour le mont Kaaikop, une forêt centenaire des Laurentides. Ils souhaitent ainsi contrer des coupes forestières autorisées par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) et protéger en permanence ce sommet et ses environs.

Cette montagne n'a jamais été bûchée ni altérée depuis des siècles et on tient à ce qu'elle reste ainsi, a affirmé le porte-parole de la Coalition Mont-Kaaikop, Claude Alexandre Carpentier, en entrevue à La Presse canadienne.

Ce n'est pas la première fois que le groupe tente d'empêcher des coupes forestières. En 2013, une pétition contre des coupes avait obtenu 8000 signatures.

La coalition affirme que cette forêt comprend des écosystèmes exceptionnels, selon une firme indépendante qu'il a embauchée.

Québec peine à atteindre son objectif de transformer 17 % de son territoire en aires protégées d'ici 2020. À ce jour, il est à mi-chemin et progresse à un rythme d'un pour cent l'an selon une étude de la Société pour la nature et les parcs du Canada qui vient d'être publiée.

La coalition croit que la protection du mont Kaaikop serait une solution simple qui serait grandement appréciée de la population.

Le maire de Sainte-Lucie-des-Laurentides, Serge Chénier, estime que les projets de Québec seront très nuisibles à l'économie de sa région qui dépend de la villégiature.

Beaucoup de touristes font de la randonnée pédestre dans la montagne qui a le deuxième sommet le plus haut des Laurentides, remarque-t-il. «On voit même Montréal», souligne le maire.

Il craint ce qu'ils verront une fois arrivés au sommet. «Ce ne sera pas très intéressant à voir, dit M. Chénier. Ça sera un désastre. Si ça se réalise, le monde n'ira plus là.»

Le MFFP mènera des consultations publiques avant de pouvoir aller de l'avant avec ses plans de coupe. Pour les militants, il s'agit cependant de «consultations bidons» qui sont en fait des sessions d'information.

«Je peux vous assurer qu'il n'y a pas d'acceptabilité sociale pour ces projets de coupes», résume M. Carpentier.




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