Énergie Est: pas d'enquête sur la rencontre avec Jean Charest

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Jean Charest était consultant pour TransCanada, le promoteur d'Énergie Est, lorsque des commissaires chargés d'étudier ce projet l'ont rencontré en janvier 2015.

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Mylène Crête
La Presse Canadienne
OTTAWA

L'Office national de l'énergie (ONÉ) n'enquêtera pas sur la rencontre privée entre Jean Charest et les ex-membres du comité chargé d'évaluer le controversé projet d'oléoduc Énergie Est.

Les trois membres de ce comité avaient dû se récuser en septembre dernier alors que fusaient les allégations de conflit d'intérêts.

Jean Charest était consultant pour TransCanada, le promoteur d'Énergie Est, lorsque ces commissaires chargés d'étudier ce projet l'ont rencontré en janvier 2015.

Les organismes environnementaux Stratégies Énergétiques et l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) avaient demandé à l'ONÉ de faire la lumière sur cette rencontre pour «identifier jusqu'à quel point l'intégrité de l'Office a été compromise».

Ils avaient également exigé que l'ONÉ publie tout renseignement ou document entourant cette rencontre.

Huit autres groupes environnementaux, dont Greenpeace, avaient appuyé leur demande.

Dans une décision publiée mercredi, le nouveau comité chargé d'évaluer Énergie Est soutient qu'«il n'a pas le pouvoir d'ouvrir une enquête sur des événements passés» puisque son mandat se limite à l'étude du projet.

«L'enquête demandée ne serait pas utile à l'objectif d'évaluation des demandes relatives à Énergie Est et au Réseau principal Est», peut-on lire.

Le comité estime également que la publication de documents sur cette rencontre ne serait pas pertinente aux audiences à venir sur Énergie Est.

Cette décision survient quelques jours après la publication du rapport d'un comité d'experts qui propose de remplacer l'ONÉ par une nouvelle commission pour rétablir la confiance du public envers le processus d'évaluation des projets d'oléoducs.

L'AQLPA demande une enquête publique

«Ça démontre de façon encore plus évidente que les doutes qu'on avait sont fondés, a affirmé le président de l'AQLPA, André Bélisle.

«S'ils n'avaient rien à cacher, on aurait fait enquête, on aurait tout rendu public», a-t-il poursuivi.

Il presse le gouvernement Trudeau de lancer une enquête publique pour faire la lumière sur les discussions qui ont eu lieu lors de cette rencontre.

Il demande également la suspension du processus d'évaluation d'Énergie Est.




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