Une trentaine de manifestants à une conférence sur Énergie Est

Les manifestants tentaient de bloquer l'entrée aux gens... (PHOTO PATRICK SANFAÇON LA PRESSE)

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Les manifestants tentaient de bloquer l'entrée aux gens venus assister à la conférence portant sur «la pertinence des pipelines en 2016».

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Une trentaine de manifestants se sont invités au chic Club St-James, jeudi midi à Montréal, pour y dénoncer la présence du vice-président de TransCanada et responsable du projet Énergie Est, Louis Bergeron, venu y livrer une conférence portant sur «la pertinence des pipelines en 2016».

Les manifestants s'y étaient présentés à l'appel de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), qui les enjoignait de perturber, voire empêcher la tenue de l'événement.

La manifestation, bruyante et visible, s'est toutefois déroulée dans le calme sous la surveillance des policiers montréalais et les gens d'affaires qui s'y sont présentés ont pu entrer dans l'édifice sans difficulté.

Un des manifestants est allé déverser un contenant de mélasse, symbolisant du pétrole brut, aux pieds du porte-parole d'Énergie Est, Tim Duboyce, qui se trouvait à l'extérieur du bâtiment afin de pouvoir offrir le point de vue de son employeur aux journalistes qui couvraient la manifestation.

M. Duboyce ne s'est pas offusqué outre mesure du geste symbolique, se disant plutôt fier de vivre dans une société où les gens ont le droit de s'exprimer, mais il a reconnu que l'entreprise a une forte pente à remonter si elle espère obtenir une forme d'acceptabilité sociale pour le projet.

«Nous savons que nous ne sommes pas arrivés, pendant une certaine période de temps, à répondre aux attentes d'un certain nombre de parties prenantes, surtout dans le monde municipal», a-t-il mentionné.

«Nous sommes très conscients que les gens ont des questions sérieuses et des préoccupations et c'est normal qu'ils posent des questions sur la sécurité et sur l'eau potable», a-t-il ajouté.

M. Duboyce a néanmoins réitéré la position de TransCanada voulant qu'il s'agisse d'un projet nécessaire «qui va être sécuritaire et qui va livrer un produit dont nous avons tous besoin tous les jours».

La quasi-totalité des 1,1 million de barils de pétrole brut que doit transporter quotidiennement l'oléoduc Énergie Est doit cependant être exportée.

Du côté des manifestants, celui qui avait déversé la mélasse aux pieds de Tim Duboyce, Colin Pratte, s'est dit confiant de voir les opposants remporter la partie à terme, s'appuyant notamment sur la note d'un analyste en infrastructures énergétiques de la Banque Scotia selon qui les chances que le pipeline voit le jour se situent autour de 25 pour cent.

«Même au sein du monde financier on n'y croit plus», a indiqué le militant, ajoutant avec une pointe d'ironie que la présence des militants visait en quelque sorte à rendre service aux gens d'affaires: «nous sommes venus dire aux industriels (...) que ça ne sert à rien de continuer d'investir dans un projet insensé comme celui-là parce qu'il ne passera pas de toute façon».

«Nous sommes venus ici pour leur sauver du temps et leur annoncer l'enterrement du projet Énergie Est», a-t-il ajouté.

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