Forages sur Anticosti: Pétrolia soutient qu'elle a respecté les délais

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La semaine dernière, Pétrolia a annoncé le report de son programme de fracturation hydraulique prévu sur l'île située dans le golfe du fleuve Saint-Laurent.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Le ministère de l'Environnement dispose de tous les renseignements nécessaires afin de respecter les délais de réponse à une demande d'autorisation pour des forages d'hydrocarbures sur l'île d'Anticosti, a indiqué mardi la société Pétrolia.

Dans une déclaration transmise à La Presse Canadienne, l'entreprise, qui agit au nom du consortium Hydrocarbures Anticosti dont le gouvernement est partenaire, a estimé que son dossier était complet.

«Hydrocarbures Anticosti a déposé tous les éléments nécessaires à l'obtention du certificat d'autorisation dans les temps requis par le ministère de l'Environnement, a-t-on indiqué. L'entreprise a répondu promptement à toutes les demandes des fonctionnaires, il ne reste donc aucune question ou demande d'information en suspens.»

La semaine dernière, Pétrolia a annoncé le report de son programme de fracturation hydraulique prévu sur l'île située dans le golfe du fleuve Saint-Laurent.

Les travaux, prévus cet été, seront plutôt effectués pendant la saison estivale 2017, a-t-elle indiqué.

Selon Pétrolia, le ministère de l'Environnement «accuse un retard dans l'analyse de la demande de certificat d'autorisation» déposée en février.

Une porte-parole du ministère, Geneviève Lebel, a confirmé que l'analyse de la demande d'autorisation pour des forages par fracturation hydraulique devait être complétée en avril.

Des délais supplémentaires se sont ajoutés parce que le dossier soumis par l'entreprise Pétrolia était incomplet, a-t-elle déclaré dans un courriel transmis vendredi dernier.

«Le ministère estimait être en mesure de terminer l'analyse environnementale vers la fin d'avril, a-t-elle écrit. Ce souhait est cependant conditionnel à la date de dépôt d'une demande complète et à la réception de l'ensemble des renseignements demandés au promoteur, afin de s'assurer que toutes les exigences reliées au respect de l'environnement sont respectées.»

Mme Lebel a expliqué que «l'entreprise n'avait pas encore répondu entièrement à la satisfaction du ministère à l'ensemble des éléments à analyser».

«En date d'aujourd'hui, il reste des informations à obtenir de la part de l'entreprise», a-t-elle écrit.

En Chambre, le porte-parole péquiste en matière d'énergie et de ressources naturelles, Alain Therrien, a soupçonné le gouvernement d'être intervenu dans le dossier.

«On se souvient tous de la déclaration du premier ministre du 9 février dernier, qui disait en s'adressant aux fonctionnaires : «Ils feront ce qu'on leur dira', a rappelé le député. Qu'a-t-il dit à ces fonctionnaires pour que les délais soient dépassés et que les travaux soient reportés d'une année complète?»

Le premier ministre Philippe Couillard s'est défendu de toute ingérence politique auprès des fonctionnaires chargés du processus d'émission du certificat d'autorisation.

«Je leur ai dit de respecter la loi, et j'espère qu'on est tous d'accord là-dessus», a-t-il dit.

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