Climat: les investisseurs prennent en compte les risques, dit Bloomberg

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Michael Bloomberg était de passage à Paris samedi à la conférence mondiale sur le climat.

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Agence France-Presse
PARIS

Les investisseurs prennent de plus en plus en compte le réchauffement de la planète en privilégiant des secteurs ayant moins d'impact sur le dérèglement climatique, même s'il reste encore des progrès à faire, a estimé samedi le milliardaire Michael Bloomberg.

« Les investisseurs intègrent de plus en plus les risques associés au changement climatique », a déclaré samedi à l'AFP Michael Bloomberg, de passage à Paris sur le site de la conférence mondiale sur le climat.

Les fonds de pension décident de plus en plus souvent « d'investir seulement dans des entreprises qui ont des politiques environnementales responsables », a affirmé l'ex-maire de New York.

La veille, Michael Bloomberg avait été désigné pour prendre la tête d'un groupe d'experts chargés d'évaluer les risques financiers liés au climat pour les entreprises et investisseurs.

Ce groupe d'experts, baptisé « task force », a été mis sur pied par le Conseil de stabilité financière (FSB), lui-même créé après la crise financière de 2008 pour surveiller les institutions financières internationales et fournir des informations aux banques, assureurs, investisseurs et actionnaires ».

Les économistes spécialistes du climat mettent régulièrement en garde contre les conséquences du changement climatique, synonyme notamment de montée des océans, de multiplication des évènements extrêmes (inondations, sécheresses, vagues de chaleur, etc.), de baisse de la productivité agricole.

« Plus vous avez d'informations, plus vous prenez de bonnes décisions », a expliqué Michael Bloomberg, ajoutant que les investisseurs n'avaient « pas complètement » intégré tous les risques liés au climat.

Au-delà des politiques nationales, Michael Bloomberg considère que les entreprises doivent aussi agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines et responsables du réchauffement.

« À moins que vous ne soyez prêt à croire que les gouvernements doivent tout décider, je pense que nous devrions laisser le marché faire une grande part » des efforts nécessaires pour lutter efficacement contre le réchauffement, a indiqué le milliardaire.

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