Des groupes demandent l'arrêt des évaluations pour TransCanada et Kinder Morgan

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Le projet de la compagnie Kinder Morgan a pour but d'accroître la capacité du pipeline Trans Mountain, qui sillonne l'Alberta et la Colombie-Britannique.

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Fannie Olivier
La Presse Canadienne
OTTAWA

Une centaine de groupes de pression demandent au premier ministre Justin Trudeau d'arrêter immédiatement les processus d'évaluation des projets d'oléoducs de TransCanada et de Kinder Morgan, qu'ils jugent «vétustes».

Les examens actuels ne tiennent pas compte de l'impact des projets de pipelines sur les changements climatiques, une lacune majeure selon les organisations environnementales, communautaires et économiques signataires de la lettre.

À quelques jours de l'ouverture de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Paris, un arrêt des évaluations en cours enverrait un signal clair sur le sérieux d'Ottawa dans sa lutte contre les gaz à effet de serre, selon ces groupes.

Ils rappellent au nouveau premier ministre qu'il s'est engagé, en campagne électorale, à réformer le processus d'évaluation environnementale.

«Afin de jeter les bases et mettre en oeuvre les engagements de votre plateforme politique, il est crucial que les processus d'examen de Kinder Morgan Trans Mountain et Énergie Est soient immédiatement arrêtés», écrivent les signataires, dont font entre autres partie Greenpeace, Environmental Defence et de nombreuses associations citoyennes.

Ils aimeraient notamment que le public - et particulièrement les peuples autochtones - ait davantage son mot à dire dans le processus d'évaluation.

«Les processus d'évaluation sont biaisés, ne sont pas crédibles, ne sont pas démocratiques, n'évaluent pas les gaz à effet de serre, limitent la participation du public», a énuméré le responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace, Patrick Bonin, en entrevue.

«Il est temps d'arrêter ça, comme M. Trudeau l'a promis, et qu'il réforme les évaluations environnementales pour faire par la suite des vraies évaluations crédibles de ces projets-là qui, d'un point de vue climatique, sont de véritables bombes», a-t-il ajouté.

Les intervenants engagent en ce moment d'importantes ressources pour leurs présentations écrites pour ces examens, ressources qu'ils pourraient engager ailleurs. Le temps presse particulièrement pour le projet Trans Mountain de Kinder Morgan, qui doit recevoir ces rapports écrits pour le 12 janvier.

Comme 7 millions de véhicules

Le pipeline Énergie Est, long de 4600 kilomètres, permettrait le transport de 1,1 million de barils de pétrole par jour de l'Alberta vers le Nouveau-Brunswick, en passant par le Québec.

Le projet de la compagnie Kinder Morgan a pour but d'accroître la capacité du pipeline Trans Mountain, qui sillonne l'Alberta et la Colombie-Britannique.

L'effet que ces projets pourraient avoir sur l'augmentation de la production du pétrole issu des sables bitumineux doit absolument être pris en compte, a noté M. Bonin.

«On ne peut pas couper les projets, les saucissonner pour les évaluer et les faire accepter. Il faut regarder les projets en entier. Si c'est un projet d'expansion de la production de pétrole bitumineux qui vient avec un pipeline, il faut l'évaluer», a-t-il argué.

«Pour Énergie Est, c'est l'équivalent de 7 millions de véhicules, la pollution générée par l'augmentation de la production qui viendrait avec un pipeline de cette ampleur», a-t-il précisé.

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