Keystone XL ne créerait que 50 emplois aux États-Unis

Une militante écologiste tient une pancarte appelant à... (PHOTO DON EMMERT, ARCHIVES AFP)

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Une militante écologiste tient une pancarte appelant à rejeter le projet du pipeline Keystone XL, lors d'une manifestation au parc Bryant, à New York, le 13 mai.

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Agence France-Presse
Chattanooga

Le président Barack Obama a affirmé mardi que l'oléoduc Keystone XL reliant Canada et États-Unis ne créerait que «50 emplois permanents» dans son pays, nouvel indice de ses doutes quant à l'utilité de ce projet controversé.

Lors d'une intervention mardi à Chattanooga (Tennessee) consacrée à la façon de renforcer la classe moyenne, M. Obama a mis au défi ses adversaires républicains, en position de force au Congrès, d'accepter un «grand marchandage» combinant réforme de la fiscalité des entreprises et investissements dans les infrastructures.

Mais il a aussi exhorté les conservateurs à présenter leurs propres propositions pour stimuler l'activité, tout en rejetant leur défense de Keystone XL et leur appel à la dérégulation.

«Vider de leur substance les lois de protection de l'environnement, ce n'est pas un plan pour l'emploi, couper dans nos investissements dans l'enseignement, ce n'est pas un plan pour l'emploi. Ils n'arrêtent pas de parler d'un oléoduc venant du Canada qui selon les estimations créerait environ 50 emplois permanents. Ce n'est pas un plan pour l'emploi», s'est-il écrié.

Il a ainsi rejeté les déclarations du président républicain de la Chambre, John Boehner, qui avait affirmé en mai que «l'oléoduc Keystone (allait) créer des dizaines de milliers d'emplois américains».

Keystone XL est un projet d'oléoducs de la société canadienne TransCanada qui relierait, sur un tracé de 1897 km, les sables bitumineux de l'Alberta, au Canada, au Nebraska, en plein centre des États-Unis. Keystone XL ferait plus que doubler la capacité de transport actuellement permise par un circuit, plus long, d'oléoducs.

Mais les associations écologistes s'inquiètent des risques de pollution des nappes phréatiques en cas de fuite et soulignent que l'exploitation des sables bitumineux est extrêmement polluante.

Aucune date n'a été annoncée pour la décision finale de l'administration de Barack Obama, nécessaire car l'oléoduc traverse une frontière. Le président avait en janvier 2012 remis toute décision à cette année afin de permettre la réalisation d'une étude sur l'impact écologique.

Lors d'un discours sur la lutte contre le réchauffement climatique le 25 juin, M. Obama avait déjà prévenu que le projet ne serait approuvé que s'il ne générait pas un accroissement des émissions de gaz à effet de serre, nourrissant l'espoir des associations écologistes.

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