Retrait des É.-U. de l'accord de Paris: Trudeau «profondément déçu»

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Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Le Canada est «profondément déçu» de la décision de l'administration Trump de se retirer de l'accord de Paris sur les changements climatiques, a déclaré le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, faisant écho à la déclaration précédente de sa ministre de l'Environnement, Catherine McKenna, jeudi.

Le premier ministre a publié un communiqué déplorant la décision du président américain de retirer son pays de l'accord visant à réduire les émissions de gaz à effets de serre qu'ont signé 190 pays. M. Trump a affirmé que les États-Unis allaient tenter de renégocier une nouvelle entente. La France, l'Allemagne et l'Italie ont toutefois fermé la porte à cette possibilité.

«Nous sommes profondément déçus d'apprendre que le gouvernement fédéral américain a décidé de se retirer de l'accord de Paris», a-t-il souligné.

Il a ensuite réitéré que «le Canada reste ferme dans son engagement à lutter contre les changements climatiques et à appuyer une économie axée sur la croissance propre».

M. Trudeau a qualifié la décision américaine de «désolante».

Le cabinet du premier ministre avait précédemment publié un premier communiqué pour souligner que M. Trudeau avait même téléphoné à Donald Trump pour lui exprimer «sa déception» et lui affirmer «la volonté soutenue du Canada de travailler à l'échelle internationale en vue de lutter contre les changements climatiques».

Un peu plus tôt, la ministre McKenna avait fait part de la réaction canadienne au cours d'un point de presse qui s'est déroulé dans le foyer du Parlement.

«Le Canada est profondément déçu (par) la position des États-Unis. L'accord de Paris est une bonne entente pour le Canada et pour le monde (...) Et nous avons aussi un devoir pour nos enfants et nos petits-enfants de leur laisser une planète habitable», a-t-elle déclaré.

Mme McKenna a annoncé que le Canada codirigera un sommet ministériel en septembre avec la Chine et l'Union européenne afin de présenter des mesures visant à faire avancer l'entente.

Elle compte aussi demander des explications supplémentaires à son homologue américain qu'elle doit rencontrer en Italie, la semaine prochaine.

La ministre a ajouté que le Canada devra continuer de travailler avec les gouverneurs américains et le milieu des affaires afin d'adopter des mesures pour lutter contre les changements climatiques. Elle a fait remarquer qu'un gouvernement ne pouvait, à lui seul, arrêter le progrès.

«Alors je vais parler aussi avec des États comme New York, comme la Californie, avec les entreprises (aux) États-Unis, des entreprises très diversifiées qui reconnaissent que l'action sur le climat est importante», a-t-elle expliqué.

M. Trudeau a lui aussi indiqué que le débat n'était pas clos. «Nous poursuivrons également le dialogue avec le gouvernement fédéral des États-Unis afin de discuter de ce dossier, qui est d'une importance cruciale pour toute l'humanité, ainsi que pour cerner des domaines d'intérêt commun sur lesquels nous pouvons collaborer, notamment la réduction des émissions», a-t-il souligné.




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