Épidémie de tordeuses: des scientifiques demandent l'aide de citoyens

Présentement, des épidémies sont observées au Nouveau-Brunswick et... (Photo fournie par le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs)

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Présentement, des épidémies sont observées au Nouveau-Brunswick et dans certaines régions du Québec.

Photo fournie par le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

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La Presse Canadienne
Liam Casey

Si vous êtes un fin connaisseur en matière d'insectes, le gouvernement fédéral a besoin de votre aide.

Ressources naturelles Canada est à la recherche de «scientifiques citoyens» pour contribuer à la lutte contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette, un insecte qui ravage les forêts dans plusieurs régions de l'est du Canada.

Cet été marquera la troisième année d'un programme mené par le Service canadien des forêts. Plus de 400 membres du public y prennent aujourd'hui part et contribuent ainsi à dénombrer l'espèce envahissante dans six provinces canadiennes ainsi que dans l'État américain du Maine.

L'initiative relève notamment d'un partenariat entre divers ministères, entreprises et universités. L'idée maîtresse du programme est d'avoir recours au public afin de parvenir à mettre sur pied «un système d'alarme préventive pour savoir où sont les tordeuses», explique un chercheur qui travaille pour Ressources naturelles Canada, Chris MacQuarrie.

Après une épidémie, les larves de tordeuses dévorent les épinettes et les sapins.

Les citoyens désireux d'épauler Ressources naturelles Canada doivent s'inscrire en ligne. Un piège à insectes leur parvient ensuite par la poste. Le dispositif n'a ensuite qu'à être accroché à une épinette noire, une épinette blanche ou encore à une autre variété d'arbres tant appréciée des tordeuses, le sapin beaumier.

«C'est une petite chose que vous suspendez et qui dégage une odeur de femelle tordeuse, explique M. MacQuarrie. Nous n'attrapons que les mâles. Il se trouve que les femelles tordeuses sont vraiment difficiles à attraper.»

Chaque semaine, les scientifiques citoyens doivent faire le décompte des tordeuses qui ont péri dans leur piège. Les données ainsi recueillies doivent être inscrites dans une application numérique.

Les insectes, quant à eux, sont envoyés au principal laboratoire de recherche du ministère situé à Fredericton, au Nouveau-Brunswick.

«Les données montrent que les tordeuses se dispersent à beaucoup plus d'endroits que ce que nous pensions auparavant», a dit M. MacQuarrie, ajoutant qu'une épidémie ne se déclenche pas toujours une fois que l'espèce s'installe à un endroit donné.

«Cela nous dit que nous en avons encore beaucoup à comprendre sur la biologie de cet insecte.»

Présentement, des épidémies sont observées au Nouveau-Brunswick et dans certaines régions du Québec. Les épidémies qui ont eu lieu auparavant ont été si importantes qu'elles ont été remarquées sur radar.

Le programme en collaboration avec le concours de citoyens ajoute en outre une composante de suivi en temps réel aux recherches des scientifiques.

«Si je le faisais comme scientifique, je devrais avoir un étudiant pendant l'été qui laisserait (les pièges) dans les bois pour les vider chaque semaine. C'est cher, ça demande du temps et ce n'est probablement pas formidable pour un étudiant», résume le chercheur.

>> Pour plus d'informations sur le partenariat, visitez ce site ou celui-ci afin de devenir citoyens pisteurs.




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