John Kerry, premier secrétaire d'État à se rendre en Antarctique

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Le secrétaire d'État John Kerry

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Agence France-Presse

John Kerry, ardent défenseur de la lutte contre le changement climatique et qui ne sera bientôt plus secrétaire d'État, sera le premier chef de la diplomatie américaine à se rendre en Antarctique où vient d'être créé le plus grand sanctuaire marin au monde.

Le département d'État a annoncé vendredi ce qui sera l'un des derniers voyages de son ministre des Affaires étrangères avant le terme de l'administration du président Barack Obama le 20 janvier 2017: un nouveau tour du monde qui le mènera du 10 au 18 novembre en Antarctique, en Nouvelle-Zélande, dans des pays du Golfe, au Maroc pour la conférence sur le climat COP-22 et au Pérou pour le sommet économique de l'Asie-Pacifique auquel participera M. Obama.

Du 10 au 12 novembre, John Kerry sera le plus haut responsable américain à s'être jamais rendu en Antarctique, dans la station américaine de recherche McMurdo, dans la région de l'île de Ross, et dans la station du gouvernement américain du Pôle Sud Amundsen-Scott.

Une visite quelques jours après l'accord scellé le 28 octobre pour créer le plus grand sanctuaire marin au monde dans une partie des eaux immaculées de l'Antarctique.

Après des années de négociations, un consensus a été trouvé entre les 25 membres de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR) à Hobart, en Tasmanie. Présenté par les États-Unis et la Nouvelle-Zélande, le projet porte sur la création d'une zone protégée en mer de Ross, une immense baie côté Pacifique. Elle s'étendra sur plus de 1,55 million de kilomètres carrés, soit une aire plus vaste que la France, l'Italie, le Benelux, l'Allemagne, la Suisse et l'Autriche réunis.

John Kerry a toujours été actif dans le combat contre le réchauffement climatique: il a apporté sa pierre à l'accord de Paris fin 2015 à la COP-21, a mis sur pied sa propre conférence internationale sur les océans et il sera les 15 et 16 novembre à la COP-22 à Marrakech pour «souligner l'urgence de traiter le changement climatique et l'importance de poursuivre une action ambitieuse pour le climat à travers le monde», selon le département d'État.

Il fera aussi étape à Wellington les 12 et 13 novembre pour sa première visite en Nouvelle-Zélande, à Oman le 14 novembre pour discuter de la guerre au Yémen, à Abou Dhabi pour parler des conflits régionaux comme la Syrie et à Lima les 15 et 16 novembre pour des réunions ministérielles des 21 pays du groupe de coopération économique en Asie-Pacifique (Apec).

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