Le climat n'est pas la principale opposition aux projets énergétiques majeurs

Le site du projet de construction d'un oléoduc... (PHOTO JONATHAN HAYWARD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Le site du projet de construction d'un oléoduc de Northern Gateway dans le port de Kitimat, en Colombie-Britannique en juin 2014.

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Bruce Cheadle
La Presse Canadienne
Ottawa

Une nouvelle recherche suggère que les impacts des changements climatiques ne sont pas la principale raison de l'opposition locale à certains projets énergétiques majeurs.

Les gouvernements et organismes de réglementation devraient en tenir compte lorsqu'ils font la promotion d'une transition vers l'énergie verte, comme l'énergie marémotrice, les parcs éoliens et l'hydroélectricité, estiment les chercheurs.

Le rapport, publié jeudi lors d'une conférence sur l'énergie commanditée par l'industrie, s'est penché sur six projets controversés à travers le Canada, allant du projet d'oléoduc Northern Gateway en Colombie-Britannique à celui d'une centrale électrique au gaz à Oakville, en Ontario, en passant par l'exploration du gaz de schiste au Nouveau-Brunswick et un projet de parc éolien rejeté au Québec.

Ce projet commun de l'Université d'Ottawa et de la Canada West Foundation révèle que les communautés locales aimeraient avoir un plus grand rôle dans l'implantation d'infrastructures majeures, qu'il s'agisse de parcs éoliens, de barrages hydroélectriques ou d'oléoducs.

L'étude conclut que «la prise de décision centralisée, par l'élite, est chose du passé».

Il s'agit du thème central de la conférence «Engager», à l'Université d'Ottawa, où le chef national de l'Assemblée des Premières Nations Perry Bellegarde présentait le discours d'ouverture, jeudi midi.

Les motivations des communautés locales étaient l'objet principal de la recherche, financée par des joueurs importants de l'industrie des combustibles fossiles, tels que l'Association canadienne des producteurs pétroliers, Alberta Energy, la British Columbia Oil and Gas Commission et l'Association canadienne du gaz.

Les chercheurs ont découvert que le réchauffement climatique n'était pas la motivation principale dans la majeure partie de l'opposition locale.

Grâce à des sondages d'opinion publique et des entrevues avec des opposants aux projets, des partisans et les autorités locales, le rapport a découvert une liste «beaucoup plus importante» d'inquiétudes: la sécurité, la nécessité du projet, l'économie, les impacts environnementaux locaux comme la contamination de l'eau, l'absence de consultation publique et la faiblesse des communications, ainsi que l'implication locale dans le processus décisionnel.

Parmi les sept projets individuels étudiés, trois ont été approuvés et réalisés, trois n'ont pas été approuvés et un - Nothern Gateway - a reçu une approbation conditionnelle et n'a pas encore été réalisé.

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