Le blanchissement des récifs coralliens se poursuit sans répit

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Quand le corail est soumis à un stress, il se débarrasse d'algues microscopiques nommées Dinoflagellés et blanchit.

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Agence France-Presse
Washington

Le blanchissement des récifs coralliens débuté mi-2014 pourrait se poursuivre une troisième année et représenter ainsi le plus long et étendu phénomène de ce type pendant que la température des océans devrait rester au-dessus de la normale, selon l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

Le réchauffement de la planète, combiné au courant cyclique équatorial chaud du Pacifique El Nino particulièrement intense, a exposé les récifs plus longtemps à des températures plus élevées que la moyenne, a expliqué l'agence.

La NOAA présentait lundi ses prévisions sur ce dépérissement des coraux, qui se traduit par leur décoloration, au Symposium international sur les récifs coralliens, qui se tient cette semaine à Honolulu à Hawaï.

Depuis le début de ce blanchissement, tous les récifs coralliens aux États-Unis se trouvent dans des eaux plus chaudes que la normale et plus de 70% ont été exposés à des températures plus élevées durant des périodes suffisamment longues pour provoquer un stress, qui entraîne une insuffisance en apports nutritifs pouvant conduire à leur mort.

Selon la NOAA, les récifs coralliens à Hawaï, à Guam, aux Iles Mariannes du Nord, dans l'archipel des Keys en Floride, dans les Iles Vierges et à Porto Rico, risquent d'être les plus affectés en raison de la persistance d'eaux plus chaudes pendant une troisième année.

Des études montrent que 93% de la Grande barrière de corail en Australie, la plus étendue au monde, avait subi un blanchissement en avril.

Selon l'observatoire des récifs coralliens de la NOAA, il y a 90% de probabilités que le blanchissement se propage aux coraux des Iles de Palau et d'autres États de Micronésie dans le Pacifique, compte tenu d'effets thermiques résultant du courant équatorial froid La Nina.

Selon la NOAA, il y a 75% de chances que La Nina succède à El Nino dans les derniers mois de 2016.

«Nous avons besoin de mieux comprendre ce qu'il faut faire pour combattre les effets du changement climatique», estime Jennifer Koss, directrice du programme de préservation des récifs coralliens de la NOAA, qui travaille sur des méthodes et recherches visant à accroître la résistance de ces organismes au réchauffement.

Les coraux se nourrissent d'algues microscopiques, les Dinoflagellés (ou Dinophytes), qui vivent en vastes colonies à leur surface.

Celles-ci consomment de l'azote, du phosphore et d'autres nutriments fournis par le corail. Elles utilisent la lumière pour transformer cette nourriture en énergie.

La photosynthèse libère aussi de l'énergie dans les tissus du corail, lui permettant de construire le squelette de calcium qui abrite ces algues unicellulaires.

Mais quand le corail est soumis à un stress, il se débarrasse des Dinoflagellés et blanchit.

La disparition des récifs coralliens a un impact très important sur l'écosystème marin car ils fournissent nourriture et abri à de nombreuses espèces de poissons et de crustacés.

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