Reprise des négociations sur la mise en oeuvre de l'accord de Paris

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Si l'accord de Paris a fixé des objectifs (limiter la hausse de la température mondiale «bien en deçà 2 °C») et des principes (parvenir au plafonnement des gaz à effet de serre dans les meilleurs délais), de très nombreuses modalités d'application restent à définir.

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Agence France-Presse
PARIS

Une semaine avant la cérémonie de signature de l'accord de Paris sur le climat, qui aura lieu au siège de l'ONU, une cinquantaine de pays entament vendredi et samedi dans la capitale française des discussions sur le respect des engagements pris en décembre.

«L'accord de Paris n'est qu'un point de départ, le défi à relever est désormais de le mettre en oeuvre», estime la France, qui préside toujours ces travaux jusqu'au passage de relais au Maroc, organisateur de la COP22 en novembre.

Les réunions des 15 et 16 avril, appelées «consultations informelles», rassembleront «les négociateurs d'une cinquantaine de pays, avec des représentants de tous les principaux groupes de négociation» (Pays les moins avancés, pays insulaires, groupe Afrique, etc.), indique la présidence française.

Ces réunions informelles «visent à faciliter la reprise, dans les meilleures conditions, des travaux de la Convention climat en mai à Bonn (16-26 mai), et au-delà à commencer la préparation de la conférence de Marrakech» (7-18 novembre), a-t-on précisé.

Si l'accord de Paris a fixé des objectifs (limiter la hausse de la température mondiale «bien en deçà 2 °C») et des principes (parvenir au plafonnement des gaz à effet de serre dans les meilleurs délais), de très nombreuses modalités d'application restent à définir : quelles informations les pays seront tenus de communiquer sur les politiques mises en place et leurs résultats? Quels financements prendre en compte pour mesurer l'aide du Nord vers le Sud? Comment le bilan collectif prévu tous les cinq ans sera préparé et réalisé?

Le renforcement des actions des pays d'ici 2020 sera un autre sujet de débat dans les prochains mois, car si techniquement l'accord de Paris n'entrera en vigueur qu'en 2020, il implique de transformer le plus rapidement possible les économies vers des modèles moins «carbonés».

Selon les scientifiques et les économistes, plus la transition énergétique mondiale (des fossiles vers les renouvelables) est retardée, plus elle sera couteuse et plus faibles seront les chances de limiter le réchauffement «bien en deçà de 2 °C» par rapport à l'ère industrielle.

Parallèlement à l'accord de Paris et à l'objectif global de limitation de la hausse du thermomètre mondial, chaque pays a publié une feuille de route nationale pour réduire les gaz à effet de serre d'ici 2025 ou 2030. Ces engagements devront être revus à la hausse, car la somme de ces promesses met la planète sur une trajectoire de +3 °C, un cap dangereux.

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