Québec confirme sa cible de réduction des gaz à effet de serre

La cible de réduction des GES est de 37,5 %... (Bernard Brault, Archives La Presse)

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La cible de réduction des GES est de 37,5 % par rapport au niveau de 1990, d'ici 2030.

Bernard Brault, Archives La Presse

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La Presse Canadienne
MONTRÉAL

À l'approche de la Conférence de Paris sur le climat, Québec confirme sa cible de réduction des gaz à effet de serre (GES) de 37,5% par rapport aux niveaux de 1990, d'ici 2030.

Le gouvernement québécois avait déjà fixé cette cible en septembre, mais avait averti qu'elle pourrait être revue après les consultations publiques.

Cette étape est maintenant complétée et la cible a été maintenue, a annoncé le ministre de l'Environnement David Heurtel vendredi.

«La cible que nous annonçons aujourd'hui est cohérente avec l'urgence d'agir et avec notre volonté de développer le Québec de façon durable et responsable. [...] Nous savons que le coût de l'inaction dépassera largement les investissements qui seront nécessaires pour réduire les émissions de GES et pour s'adapter aux conséquences des changements climatiques», a déclaré le ministre Heurtel dans un communiqué.

Il a de plus fait valoir qu'il s'agissait de «la cible la plus ambitieuse au Canada».

À titre de comparaison, Ottawa s'était engagé en mai - sous le précédent gouvernement - à réduire ses émissions de GES de 30% sous les niveaux de 2005, d'ici 2030.

En ramenant la cible de 30% sous les niveaux de 1990, elle n'équivaut plus qu'à 14%, a récemment calculé Steven Guilbeault, cofondateur d'Équiterre.

Réactions

La Fondation David Suzuki s'est réjouie vendredi de la confirmation de cet objectif de 37,5% par Québec.

Elle prévient toutefois que l'atteinte de cette cible ambitieuse nécessitera l'adoption rapide de mesures dans tous les secteurs afin d'amorcer la transition énergétique du Québec loin des énergies fossiles et vers les énergies renouvelables.

Ainsi, «la politique énergétique à venir devra notamment prioriser la réduction de la consommation de pétrole, qui représente 52% des émissions de GES du Québec», suggère la fondation dans un communiqué.

Du côté de Greenpeace, l'enthousiasme était plus mitigé.

L'organisme environnemental a déclaré que la cible québécoise était «relativement ambitieuse», mais qu'«elle restait en deçà de ce que la science exige et de ce que l'Europe et la Californie ont adopté, soit une cible de -40% en 2030».

Et puis, une cible sans plan crédible ne servira à rien, dit l'organisme.

Greenpeace s'inquiète du fait que le Québec n'atteindrait ses cibles qu'en achetant massivement des crédits d'émissions à l'étranger vu ses nombreux projets pétroliers et gaziers.

Pour la Fédération des chambres de commerce du Québec, la cible est source d'inquiétudes.

Même si elle considère qu'il y aura des occasions d'affaires liées à l'économie verte, elle partage les craintes des entreprises québécoises quant aux répercussions qu'aura cette nouvelle cible sur leur compétitivité. À cet égard, l'analyse d'impact de la nouvelle cible qui a été réalisée par le ministère des Finances indique que ses effets sur l'économie québécoise seront globalement négatifs, note la Fédération.

La conférence internationale de Paris sur les changements climatiques aura lieu du 30 novembre au 11 décembre. Elle doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous, pour maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2°C.

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