Conférence de Paris: l'ambassadeur de France compte sur Trudeau

L'ambassadeur de la France au Canada Nicolas Chapuis... (Photo Etienne Ranger, LeDroit)

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L'ambassadeur de la France au Canada Nicolas Chapuis croit que le nouveau premier ministre Trudeau apporte un nouvel «élan politique».

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Mike Blanchfield
La Presse Canadienne
Ottawa

L'ambassadeur de France estime que la position pro-environnement du gouvernement Trudeau influencera d'autres pays réticents à signer un accord ambitieux à la conférence internationale sur le climat à Paris dans moins d'un mois.

En entrevue à La Presse Canadienne, vendredi, Nicolas Chapuis a affirmé que même s'il est encore tôt, quelques jours après l'assermentation du premier ministre, les premiers propos de Justin Trudeau laissent croire qu'il jouera un rôle important.

«Il va apporter quelque chose, a-t-il dit. Nous nous attendons à ce qu'il rallie ceux qui ne sont pas encore tout à fait confortables avec l'accord.»

«C'est une négociation et nous avons besoin de pays comme le Canada, qui se disent ambitieux et veulent une réussite (à la conférence).»

D'après l'ambassadeur, le rôle du Canada sera tout autre que celui auquel on aurait pu s'attendre du précédent gouvernement conservateur.

«Ce nouveau gouvernement apporte un élan politique qui n'était pas là avant le 19 octobre, a-t-il ajouté. Nous accueillons favorablement les premières déclarations de ce nouveau gouvernement, qui a mis les changements climatiques au coeur de ses actions.»

M. Trudeau fera partie des quelque 80 leaders mondiaux devant prendre part à une réunion spéciale le 30 novembre dans le cadre de la conférence qui se prolonge en décembre, a souligné M. Chapuis.

Il a rappelé les propos du président français, François Hollande, qui a déjà déclaré que le monde n'avait jamais été si près d'une entente contraignante sur la réduction des gaz à effet de serre.

«Mais en même temps, nous sommes conscients que le risque d'échec n'a jamais été si grand», a-t-il admis.

«Donc la voix du Canada, de ce nouveau gouvernement, est propice à susciter l'optimisme - c'est un autre mot du premier ministre - à la table, pour créer les conditions du succès.»

La nouvelle ministre de l'Environnement du Canada, Catherine McKenna, s'envole pour Paris pour une rencontre sur trois jours avec des homologues, à partir de dimanche.

Déjà, des groupes environnementalistes ont critiqué le nouveau gouvernement, soutenant que les libéraux avaient simplement adopté les cibles de l'ancien gouvernement conservateur et qu'ils ne semblaient pas avoir de plan solide pour les rencontres de Paris.

M. Chapuis a dit s'être entretenu avec Mme McKenna, vendredi, et avoir été impressionné par sa volonté de contribuer au succès de la conférence de Paris.

«Son expérience est de très grande qualité pour cela», a-t-il précisé, écartant du même souffle les inquiétudes à l'effet que le nouveau gouvernement soit trop inexpérimenté pour apporter une contribution significative. À titre d'exemple, il a mentionné le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, qui avait déjà été à la tête du ministère de l'Environnement et qui sera à la tête du comité du cabinet chargé de l'environnement, du changement climatique et de l'énergie.

De plus, le fait que le titre du ministre de l'Environnement comprenne désormais les changements climatiques est éloquent, selon lui.

«Il y a un ministère des Changements climatiques. C'est un très bon signal, trois semaines avant la conférence de Paris sur les changements climatiques, qu'un partenaire du G7 mette les changements climatiques dans son cabinet», a-t-il fait valoir.

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