Sept États du triangle polynésien adoptent un «pacte» climatique

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La déclaration, élaborée la veille avec le soutien de la France, a été symboliquement adoptée sur le site sacré de Taputapuatea, sur l'île de Raiatea, considéré comme le berceau de la civilisation polynésienne.

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Agence France-Presse
TAPUTAPUATEA

Sept États du «triangle polynésien» ont adopté jeudi une déclaration qu'ils porteront à la conférence sur le climat (COP21) en décembre à Paris pour valoriser leur «capacité d'adaptation» et faire reconnaître leurs droits de pays menacés par le changement climatique.

«Le climat change, l'heure est grave et le temps est à l'action», écrivent dans ce Pact (Polynesia against Climate Threats, Polynésie contre les menaces climatiques) les dirigeants de la Polynésie française, de Niue, des îles Cook, de Samoa, de Tonga, de Tokelau et de Tuvalu, à l'issue de la conférence du Groupe des dirigeants polynésiens (Polynesian Leaders Group, PLG).

Cette déclaration, élaborée la veille avec le soutien de la France, a été symboliquement adoptée sur le site sacré de Taputapuatea, sur l'île de Raiatea, considéré comme le berceau de la civilisation polynésienne.

Le «peuple de la pirogue» veut que sa voix «soit entendue à la COP21» et souhaite porter sa «vision stratégique afin de contrecarrer les effets dommageables du changement climatique en limitant le réchauffement global à 1,5 °C (à l'horizon 2100) et en ayant accès aux outils et instruments d'adaptation aux impacts négatifs».

Se fixant l'ambition de «devenir une vitrine mondiale du développement durable», ces États demandent un accès plus simple aux financements, notamment du Fonds vert pour le climat, pour mettre en oeuvre des solutions d'adaptation.

Souvent classés dans la catégorie «petits États insulaires», les signataires revendiquent le statut de «grands États et territoires océaniques» au nom des 10 millions de km2 de leurs zones économiques exclusives (ZEE) réunies.

Ils veulent que cet espace marin soit reconnu «comme l'un des puits de carbone parmi les plus grands au monde à l'instar des gardes forêts» comme l'Amazonie.

Devant le risque de perte de surface de leurs îles, voire de submersion, le PLG demande à ce que les limites de leur ZEE, calculées en fonction des terres émergées, soient fixées «de manière permanente» et «sans tenir compte de la hausse du niveau des océans».

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