Des efforts supplémentaires nécessaires pour contenir le réchauffement

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Les émissions de gaz à effet de serre issues de la production et de la consommation d'énergie sont d'un niveau «deux fois plus élevé que celles issues de toutes les autres sources d'émissions confondues», rappelle l'AIE.

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Agence France-Presse
PARIS

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a prévenu lundi que des engagements supplémentaires de la part des États sont nécessaires pour limiter à 2 °C le réchauffement climatique à la fin du siècle.

Si aucune mesure plus forte n'est prise après 2030, les engagements pris dans la perspective de la COP21 en décembre à Paris aboutiront «à une augmentation moyenne de la température de 2,6 °C d'ici 2100, et de 3,5 °C d'ici 2200», selon un communiqué publié à l'occasion de la sortie du rapport spécial de l'AIE sur l'énergie et le changement climatique.

«Agir pour lutter contre le changement climatique devra venir d'abord et essentiellement du secteur de l'énergie», affirme l'organisation.

Les émissions de gaz à effet de serre issues de la production et de la consommation d'énergie sont d'un niveau «deux fois plus élevé que celles issues de toutes les autres sources d'émissions confondues», rappelle l'Agence.

«Il est clair que le secteur énergétique doit jouer un rôle capital pour assurer le succès des efforts faits pour réduire les émissions», insiste Maria van der Hoeven, directrice exécutive de l'AIE, citée dans ce communiqué.

Pour atteindre un pic des émissions de gaz à effet de serre issues de l'énergie d'ici 2020, l'Agence préconise la mise en place de cinq mesures essentielles.

D'abord, elle plaide pour augmenter l'efficacité énergétique dans l'industrie, le bâtiment et les transports, mais aussi pour réduire le recours aux centrales électriques au charbon les moins efficaces et interdire leur construction.

Par ailleurs, l'AIE estime qu'il faudra augmenter les investissements dans les énergies renouvelables de 270 milliards de dollars en 2014 à 400 milliards en 2030 et supprimer progressivement d'ici là les subventions aux énergies fossiles.

Enfin, le secteur du pétrole et du gaz devra réduire ses émissions de méthane.

Pour l'AIE, tout cela est possible «en utilisant seulement des technologies et des politiques existantes et sans changer les perspectives économiques et de développement dans aucune région».

«Tout retard pour agir sera coûteux», prévient aussi l'AIE. Or jusqu'ici, les contributions pour la conférence de Paris (COP21) déjà publiées par un certain nombre de pays «montrent que la croissance des émissions liées au secteur énergétique va diminuer, mais qu'elle n'atteindra pas un pic avant 2030».

Enfin, pour que ces mesures permettent de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés Celsius, l'Agence souhaite notamment que les objectifs soient révisés tous les cinq ans pour pouvoir «augmenter leurs ambitions», et que des procédures pour contrôler l'atteinte des objectifs dans le secteur de l'énergie soient mises en place.

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