Climat: le Canada doit être «pleinement engagé» dans la lutte, dit Hollande

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(Ottawa) Le président français François Hollande invite le Canada à être « pleinement engagé » dans la lutte contre les changements climatiques, alors que Paris accueillera en décembre 2015 la conférence des Nations unies sur cet important enjeu planétaire.

Dans un discours devant le Parlement où il a aussi fait un plaidoyer en faveur d'un resserrement des liens commerciaux entre les deux pays et la nécessité de lutter contre le terrorisme, le chef d'État français a soutenu que la communauté internationale a l'obligation d'intensifier ses efforts pour ralentir le réchauffement de la planète.

« L'inaction conduira à un scénario catastrophique qui serait inacceptable, qui serait vivable pour nous, mais invivable pour nos enfants et nos petits-enfants », a lancé le président français dans son discours d'une trentaine de minutes.

Il a souligné que le défi climatique « n'est pas un défi pour les 10 prochaines années, c'est un défi pour le siècle. Ce n'est pas une menace pour un continent ou pour quelques îlots épars dans le monde, non, c'est un défi pour la planète.»

M. Hollande a aussi fait allusion au dernier rapport des experts sur le climat, publié dimanche à Copenhague, dans lequel le message est on ne peut plus clair : il faut agir vite pour réduire les émissions de CO2 afin de limiter les impacts du changement climatique.

Les propos du président français sur les changements climatiques ont été applaudis les parlementaires de toutes les formations politiques, dont le premier ministre Stephen Harper lui-même.

Depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs, le Canada est accusé par les groupes environnementaux d'être un cancre en matière de lutte contre les changements climatiques.  Le Canada s'est retiré du protocole de Kyoto et a réduit ses objectifs pour ce qui est de la diminution de ses émissions de gaz à effet de serre (GES).

La conférence de Paris est vue par plusieurs comme le dernier rendez-vous qui s'offre à la communauté internationale pour s'attaquer de front à ce problème.

La communauté internationale s'est fixée comme objectif de maintenir la hausse globale des températures sous le seuil de 2°C, afin de limiter les impacts du changement climatique déjà à l'oeuvre et dont la vitesse est inédite.

Pour garder le cap des 2°C, les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent être réduites de 40 à 70% entre 2010 et 2050, et disparaître totalement d'ici 2100, selon les scientifiques.

Cela veut dire que les économies doivent se détourner massivement des énergies fossiles, améliorer de manière importante l'efficacité énergétique, et limiter la déforestation, entre autres choses. Il faudra aussi investir des centaines de milliards de dollars d'ici à 2030.

« Il est encore possible de limiter l'élévation à deux degrés de la température de la planète et c'est déjà beaucoup si nous sommes capables de réduire de 40 % au moins les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 et, pour certains, 2050 », a soutenu le président Hollande.

En conférence de presse, après son discours, le président français s'est bien gardé de faire la leçon au premier ministre Stephen Harper, se disant convaincu que le Canada est conscient du défi des changements climatiques.

« Je ne doute pas que le Canada (...) sera pleinement partie prenante de toutes ces étapes conduisant à la conférence de Paris », a-t-il dit aux journalistes.

Pour sa part, M. Harper a soutenu que le Canada fait des efforts pour réduire ses émissions de GES, la principale cause des changements climatiques. À titre d'exemple, il a souligné que le Canada est devenu en 2012 le premier utilisateur de charbon à interdire la construction de centrales électriques de charbon. 

« C'est sous notre gouvernement que, pour la toute première fois, le Canada est sur la voie de modérer, de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Nous poursuivons une approche sectorielle. Le Canada possède l'un des systèmes de production d'électricité les plus propres du monde. (...) Notre objectif depuis notre arrivée en fonction est d'établir un protocole universel parmi les grands émetteurs avec des cibles obligatoires.  Je pense que c'est le même objectif que la France et l'Europe », a dit M. Harper.

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