44 000 milliards d'ici 2050 pour limiter le réchauffement

L'AIE chiffre désormais à 44 000 milliards de dollars... (PHOTO INA FASSBENDER, ARCHIVES REUTERS)

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L'AIE chiffre désormais à 44 000 milliards de dollars les investissements cumulés nécessaires d'ici à 2050 pour limiter le réchauffement à long terme de la planète à 2 degrés Celsius.

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Agence France-Presse
SÉOUL, Corée du Sud

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) chiffre à 44 000 milliards de dollars les investissements nécessaires d'ici à 2050 pour limiter le réchauffement et développer les énergies «propres», un coût qui ne cesse d'augmenter à force d'atermoiements, selon sa directrice générale.

«Nous devons agir, mais nous ne prenons pas le bon chemin pour le moment», a déploré Maria van der Hoeven à Séoul lors de la présentation du rapport bisannuel de l'AIE sur le sujet.

«L'utilisation croissante du charbon au niveau mondial masque les progrès dans le déploiement des énergies renouvelables (...). Il est temps de changer de cap», a-t-elle ajouté.

L'AIE, organisation qui représente les pays importateurs de pétrole, prône un développement accéléré des énergies renouvelables et d'autres technologies permettant de réduire les émissions de CO2 dans l'énergie.

L'agence part du postulat que les coûts engagés sont plus que compensés sur le long terme par les économies réalisées en combustibles fossiles comme le pétrole. Mais le coût de la transition ne cesse d'augmenter, prévient Mme Van der Hoeven.

L'AIE chiffre désormais à 44 000 milliards de dollars les investissements cumulés nécessaires d'ici à 2050 pour limiter le réchauffement à long terme de la planète à 2 degrés Celsius. Ce coût était estimé à 36 000 milliards de dollars en 2012.

Mais les économies que cela pourrait dégager augmentent elles aussi. Elles sont estimées à 115 000 milliards de dollars d'ici la même date, contre 100 000 milliards en 2012, selon ses calculs.

«Ces hausses reflètent partiellement ce que l'AIE dit depuis longtemps : plus on attend, plus la conversion de notre approvisionnement énergétique est cher», a souligné Maria van der Hoeven.

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