Les îles du Québec vulnérables

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Vue de Havre aux Maisons, aux Îles de la Madeleine, en juin 2011.

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Les îles entourant le Québec sont particulièrement vulnérables au réchauffement de la planète, selon une étude allemande. La faune et la flore des îles de la baie d'Hudson et de la baie James, particulièrement sur leur rive orientale, ont été les plus touchées dans le monde par les changements climatiques passés. Les îles du fleuve Saint-Laurent et du Golfe sont aussi à risque.

«Nous ne pouvons prédire l'avenir, mais les pôles seront particulièrement touchés par les changements climatiques», explique Patrick Weigelt, l'un des auteurs de l'étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, joint à l'Université de Göttingen, en Allemagne. «Dans le cas du nord-est de l'Amérique du Nord, les changements climatiques du passé ont été accentués par une glaciation très forte autour de l'Atlantique Nord. Il faut aussi tenir compte de l'élévation. Mais il est certain que le passé donne des indications pour l'avenir.»

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Dix variables utilisées

L'équipe de Göttingen a recensé les écosystèmes des 17 883 îles du monde qui font plus de 1 kilomètre carré. Dix variables ont été prises en compte pour chaque île, dont l'élévation moyenne et l'impact des changements climatiques des 20 000 dernières années - le dernier maximum glaciaire. Plus précisément, les biologistes allemands ont calculé la vitesse à laquelle les écosystèmes devaient se déplacer chaque année pour conserver leurs caractéristiques météorologiques.

La plupart des îles canadiennes les plus touchées sont trop petites et trop au nord pour être habitées. Plusieurs font techniquement partie du Nunavut, même si elles ne se situent qu'à quelques kilomètres du Québec. Mais plusieurs îles du golfe du Saint-Laurent sont aussi vulnérables. Parmi les 1000 îles les plus sensibles aux changements climatiques, environ la moitié sont dans l'est du Canada. Plus de 15% des îles du monde sont d'ailleurs au Canada.

«Nous avons créé cette base de données pour favoriser les études sur la biodiversité en fonction de la taille des îles, précise M. Weigelt. En général, plus les changements climatiques sont rapides, moins il y a d'espèces endémiques dans une île. À moins, évidemment, que l'île soit assez grande et montagneuse pour que la faune et la flore compensent les changements de température en prenant de l'altitude.»

Un palmarès inquiétant

Le Canada occupe les 155 premiers rangs du palmarès des îles les plus touchées par les changements climatiques passés.

Montréal est au 6920e rang sur les 17 883 îles les plus touchées par les changements climatiques passés, et au 11 475e rang en ce qui concerne l'élévation moyenne.

Source: PNAS, Université de Göttingen

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