Recyc-Québec lance une application mobile pour recycler

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Plus de 800 produits de consommation y sont recensés, et l'application indique quoi faire avec chacune des matières, des pots de sauce en verre aux bouteilles de plastique en passant par les piles, les pneus et les tissus.

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne

Confus devant votre bac de recyclage? Recyc-Québec lance une application mobile appelée «Ça va où?» pour aider les citoyens partout au Québec à bien trier et récupérer.

Cette application peut être téléchargée gratuitement sur les téléphones intelligents. Une version est aussi disponible sur l'internet.

Plus de 800 produits de consommation y sont recensés, et l'application indique quoi faire avec chacune des matières, des pots de sauce en verre aux bouteilles de plastique en passant par les piles, les pneus et les tissus.

Elle permet ensuite d'identifier les endroits où ces matières peuvent être apportées si leur destination n'est pas le bac de recyclage à la maison. Un outil de géolocalisation permet de repérer facilement les dépôts plus spécialisés et les écocentres, avec les heures d'ouverture.

Les informations sont disponibles pour 1300 municipalités et territoires du Québec.

Quelques constatations sont à la base de cette initiative: plus d'un Québécois sur deux choisit de mettre un produit dans le bac même s'il ne sait pas si le produit est recyclable et près de la moitié des citoyens pensent qu'ils récupéreraient plus s'ils connaissaient mieux les façons de recycler.

Selon cette même étude réalisée par la société d'État Recyc-Québec, les habitudes de recyclage sont moins bien ancrées chez les 18-34 ans, qui sont par contre de grands utilisateurs des téléphones intelligents: l'application mobile les vise ainsi doublement.

«Les Québécois veulent bien faire quand ils gèrent leurs matières résiduelles. Toutefois, nous le savons maintenant, ils manquent d'information pour mieux faire», a souligné la ministre de l'Environnement Isabelle Melançon, présente lors du lancement de l'application, lundi à Montréal. Le geste à la source du processus est très important, a-t-elle martelé.

Car si des matières recyclables comportent des contaminants, ils peuvent en contaminer d'autres lors du triage au centre de tri et «là, on vient de faire des pertes», précise-t-elle.

Mais où vont les matières après le tri?

Même si les bouteilles de shampooing et les journaux sont dûment recyclés par le citoyen, il n'y a pas forcément de débouchés et de possibilités de transformation pour toutes les matières récupérées.

La Chine a récemment fermé ses portes à certaines matières recyclables en provenance de l'étranger, dont des papiers et plastiques, ce qui cause des maux de tête aux centres de tri et de récupération, notamment au Québec, qui ne savent plus quoi faire avec certaines matières qui s'accumulent.

Par exemple, le Centre de récupération et de tri de Montréal est actuellement aux prises avec quelque 6000 ballots de papier, entreposés dans une cour, pour lesquels il ne trouve pas encore de débouchés, a récemment rapporté Radio-Canada. Les matières se trouvent à l'extérieur depuis plusieurs mois, au gré des intempéries.

Pour la ministre Melançon, envoyer ces ballots au dépotoir n'est pas une solution, a-t-elle déclaré lundi, après la conférence de presse.

«Il en va de la crédibilité de la démarche et de la confiance du public».

Mais encore aucune solution n'a été trouvée pour ce problème, a indiqué la présidente-directrice générale de Recyc-Québec, Sonia Gagné, qui dit être en discussions intenses avec la ville de Montréal, le centre de tri et son gestionnaire Rebuts Solides Canadiens Inc., une filiale du groupe Tiru.




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