Conférence de Paris: 146 pays ont présenté leurs engagements

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Un dome représentant la Terre est installé au ministère français de l'Écologie, qui tient présentement une exposition sur le climat afin de promouvoir la Conférencede Paris sur les changements climatiques qui se déroulera en décembre.

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Agence France-Presse
PARIS

À deux mois de la conférence sur le climat de Paris, 146 pays ont remis à l'ONU leurs engagements en matière de réduction des gaz à effet de serre, une bonne nouvelle aux yeux des promoteurs d'un accord mondial pour juguler le réchauffement de la planète.

Ce groupe représente près de 87 % des émissions mondiales actuelles, incluant les principaux émetteurs tels que, dans l'ordre, la Chine, les États-Unis, l'Union européenne, l'Inde, la Russie, le Japon, le Brésil.

« 146, c'est déjà un nombre élevé », a estimé vendredi la négociatrice française Laurence Tubiana au cours d'une séance de clavardage avec des journalistes.

Pour elle, il n'est pas inquiétant que 49 pays n'aient pas encore remis leurs engagements. « Si on atteint 150-155 (pays) d'ici à Paris », ce sera un « plébiscite, un soutien énorme », selon la négociatrice française.

Parmi les États manquant à l'appel figurent l'Iran, l'Arabie saoudite (seul membre du G20 absent), Oman, le Qatar, le Koweït, le Nigeria, le Venezuela, autant de producteurs de pétrole de taille.

L'attitude des pays du Golfe et de l'Arabie saoudite a cependant « beaucoup changé », a-t-elle dit.

Après avoir essayé de limiter l'impact de la convention de l'ONU sur les changements climatiques, maintenant ils disent avoir compris qu'ils doivent agir à l'intérieur de ce cadre, selon la négociatrice.

Leur diversification économique, leur intérêt pour la capture et la capture du carbone, les investissements massifs de l'Arabie saoudite dans les énergies renouvelables sont « un signe », selon elle.

Le secrétariat de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (CNUCCC) avait appelé les pays à publier, avant le 1er octobre, leurs plans en matière d'émissions de GES à l'horizon 2025-30.

Ces plans seront compilés dans un rapport mesurant leur impact global sur le climat, attendu le 30 octobre, un mois avant le début de la conférence de Paris, censée accoucher d'un accord climatique mondial.

Un institut de recherche a déjà estimé à +2,7 degrés le réchauffement planétaire à l'horizon 2100 si tous ces engagements nationaux étaient tenus. Un progrès par rapport à de précédentes projections, mais encore loin de l'objectif de 2 degrés que la communauté internationale s'est fixé.

La négociation de Paris, en décembre, n'aura pas pour objet de réviser ces plans nationaux, mais devrait tourner autour de la mise en place de mécanismes permettant aux parties de se retrouver régulièrement pour réviser leurs ambitions à la hausse, encouragées par les progrès technologiques à venir.

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