Philippe Couillard vante «l'ambitieuse diplomatie climatique»

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
Québec

Philippe Couillard a vanté, samedi matin, «l'ambitieuse diplomatie climatique» du Québec à tous les chefs de gouvernement du bassin des Grands Lacs.

Le premier ministre est l'hôte du sommet de la Conférence des gouverneurs et des premiers ministres des Grands Lacs et du Saint-Laurent, un forum qui vise notamment à protéger la plus grande source d'eau douce au monde et à améliorer les échanges économiques.

Cette organisation regroupe huit États américains, en plus de l'Ontario et du Québec. Elle se réunit pour la première fois à Québec, au Château Frontenac.

Dans un bref discours de sept minutes, M. Couillard a fait valoir le rôle de meneur du Québec en matière d'environnement, avant de laisser ses invités et de filer en vitesse pour se rendre à Montréal, au congrès du Parti libéral du Québec.

Il a illustré l'influence du Québec dans le domaine de lutte à la pollution atmosphérique en évoquant la Bourse du carbone, ce système de vente aux enchères d'émissions de gaz à effet de serre mis sur pied avec la Californie, auquel s'est aussi joint l'Ontario.

«Nous voulons demeurer avec nos partenaires un leader parmi les États fédérés dans la lutte aux changements climatiques, par notre bilan, nos objectifs de réduction et, je dois le dire, notre ambitieuse diplomatie climatique, si je peux utiliser ce terme.»

Le premier ministre a reconnu que chaque État doit avancer à son propre rythme dans ses efforts environnementaux, mais a ajouté qu'il y a une obligation de résultat.

«Il importe d'agir, c'est ce que nos populations et nos enfants attendent de nous», a-t-il lancé.

Plus tard en matinée, la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, a livré un vibrant plaidoyer en faveur de la protection de l'environnement et d'une croissance économique responsable.

«Une croissance qui détériore nos terres, notre air et notre eau est une sorte de fausse croissance, a-t-elle dit dans sa présentation. Elle va empirer les conditions de vie de nos populations. (...) Notre conception selon laquelle une bonne politique environnementale est une bonne politique économique est à la base de notre partenariat.»

Mme Wynne a cité en exemple l'industrie de la technologie des eaux en Ontario, un secteur qui compte 900 entreprises, 300 entreprises de capital de risques, et 22 000 employés.

Elle a aussi insisté sur l'importance du partenariat des États riverains pour solutionner les problèmes environnementaux des Grands Lacs.

Les études scientifiques les plus récentes démontrent que les Grands Lacs sont de nouveau «menacés» et les États membres devront faire preuve d'un «nouveau leadership», avait rappelé Mme Wynne la veille.

Parmi les menaces, il y a les espèces aquatiques exotiques envahissantes, les algues, ainsi que les variations des niveaux d'eau induites par les changements climatiques.

La Conférence des gouverneurs et des premiers ministres des Grands Lacs et du Saint-Laurent regroupe le Québec, l'Ontario, l'Illinois, l'Indiana, le Michigan, le Minnesota, l'État de New York, l'Ohio, la Pennsylvanie et le Wisconsin. L'organisme a été fondé en 1983.

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