GES: le Canada s'expose à des sanctions économiques

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Conférence de Copenhague
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La Presse est à Copenhague à l'occasion de la Conférence internationale sur le climat. Consultez notre dossier complet sur le sujet. »

Jean Charest demande au gouvernement Harper de réviser... (Photo: archives La Presse)

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Jean Charest demande au gouvernement Harper de réviser à la hausse sa cible de réduction d'émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2020.

Photo: archives La Presse

François Cardinal
La Presse

(Copenhague) Le Canada pourrait payer cher son laxisme dans le dossier climatique, prévient le premier ministre Jean Charest, selon qui le pays pourrait bien faire face à des sanctions économiques internationales s'il refuse d'en faire plus.

En marge de la Conférence de Copenhague, le premier ministre du Québec a demandé au gouvernement Harper d'ajuster le tir au cours des prochains jours, en révisant à la hausse sa cible de réduction d'émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2020. «J'aimerais que (le gouvernement fédéral) aille plus loin, qu'il fasse preuve de plus de leadership», a lancé Jean Charest.

«Je prends bonne note d'une menace de sanctions économiques contre les pays qui n'en feront pas suffisamment, a-t-il ajouté. Le Canada a intérêt à accorder beaucoup d'attention à cela.»

Accompagné du premier ministre de l'Australie méridionale, Mike Rann, M. Charest a indiqué en ce sens qu'il y avait actuellement «deux Canada», celui que représente le fédéral avec ses timides ambitions environnementales, et celui des provinces et territoires qui ont des objectifs musclés de réduction des gaz à effet de serre.

Puis il a carrément pris ses distances d'Ottawa, soulignant que ce dernier «a pris une position qui n'est pas le reflet de ce que nous voulons».

Le premier ministre a déploré qu'Ottawa n'ait pas l'intention d'en faire plus que les États-Unis, se contentant d'harmoniser ses politiques avec celles des Américains. Mais du même souffle, il a ajouté que le fédéral n'aurait d'autres choix que de suivre l'Administration Obama, si elle décidait éventuellement d'aller plus loin, ce que plusieurs souhaitent, ici à Copenhague.

MM. Charest et Rann tenaient une conférence de presse conjointe en vue du Sommet des leaders, une rencontre qu'ils coprésideront demain, à Copenhague. Réunissant une soixantaine d'élus d'États subnationaux, de régions et de provinces, ainsi que des chefs d'entreprise, cette rencontre a pour but d'échanger sur les meilleures façons d'affronter les changements climatiques.

«Il importe de savoir que de 50 à 80 % du travail qui sera fait (pour «décarboniser» les différentes économies), il le sera par nos gouvernements», a souligné M. Charest.

Suivez la conférence de l'intérieur, en visitant le blogue de notre envoyé spécial à Copenhague, François Cardinal. 

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