Les «réfugiés climatiques» du Pacifique: un problème urgent

Des îles de l'archipel de Palau, dans le... (Photo Reuters)

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Des îles de l'archipel de Palau, dans le Pacifique.

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Agence France-Presse
Majuro

Des îles du Pacifique pourraient être englouties sous les eaux plus rapidement que prévu et leurs dirigeants doivent anticiper l'évacuation des populations menacées, a averti lundi un scientifique.

«D'ici 2100, je ne sais pas combien d'îles seront encore habitables», a déclaré le professeur Patrick Nunn, chercheur à l'université du Pacifique Sud de Fidji.

M. Nunn préside la table ronde sur le changement climatique dans le Pacifique qui s'est ouverte lundi à Majuro, capitale des îles Marshall.

Quatorze pays et territoires participent à la réunion dans la perspective du sommet de l'ONU sur le climat en décembre à Copenhague, du 7 au 18 décembre.

L'expert a recommandé aux pays insulaires de la région de solliciter l'aide internationale lors du sommet.

De nouvelles projections scientifiques montrent que le rythme de l'augmentation du niveau de la mer est plus rapide que les prévisions faites en 2007 par le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), a affirmé le scientifique.

«On s'attend maintenant à une élévation de plus d'un mètre d'ici la fin du siècle», a-t-il déclaré.

Les atolls coralliens à basse altitude, comme aux îles Marshall, à Tuvalu ou à Kiribati, seront directement menacés.

«Le déplacement de population est l'une des choses les plus difficiles, car il faut convaincre les gens que l'endroit où ils vivent depuis des siècles n'est plus viable», a déclaré Patrick Nunn, qui travaille sur cette question depuis 24 ans.

Des projets d'adaptation ont été proposés pour les zones de faible altitude afin qu'elles puissent résister à la montée du niveau marin mais, selon M. Nunn, dans certains territoires comme Tuvalu ou Marshall, il n'y a pas d'autre solution que d'évacuer la population.

Le scientifique a exhorté les dirigeants de ces pays à anticiper ces déplacements de population qui pourraient intervenir d'ici 2050, voire dès 2020, a-t-il dit.

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