Des projets audacieux ou farfelus pour lutter contre le réchauffement

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Agence France-Presse
Londres

La Royal Society a lancé jeudi une étude sur la «géo-ingénierie», ensemble de projets audacieux, voire complètement farfelus, visant à lutter contre le changement climatique, tels que l'installation de miroirs géants dans l'espace pour refléter la lumière du soleil.

«L'objectif de notre étude est de séparer la science de la science-fiction et de déterminer quelles options méritent d'être étudiées sérieusement», a expliqué dans un communiqué le professeur John Shepherd, qui préside le groupe de travail en charge de cette étude.

«Nous devons voir si l'une de ces pistes est susceptible de nous aider à éviter les changements climatiques les plus dangereux et analyser de manière approfondie quels autres impacts (ces techniques) pourraient avoir», a-t-il ajouté, soulignant que certains projets pourraient relever du pur «fantasme».

Estimant que les efforts politiques en cours dans le cadre du Protocole de Kyoto pourraient se révéler insuffisants, certains scientifiques proposent depuis plusieurs années des «solutions techniques» dont la faisabilité, l'impact et l'éventuelle dangerosité soulèvent de très nombreuses questions.

Outre le projet de «bouclier solaire», vaste toile d'araignée déployée dans l'espace et habillée de panneaux avec miroirs inclinables qui permettraient de renvoyer une partie du rayonnement solaire, plusieurs hypothèses ont été évoquées.

Parmi celles-ci, on recense l'épandage de fer dans les océans afin de stimuler la production de phytoplancton, qui absorbe le dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre, ou encore le lâchage de dioxyde de soufre (SO2) dans l'atmosphère afin de réfléchir les rayons solaires.

Dans son quatrième rapport sur le changement climatique, publié en novembre 2007, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) a estimé que les projets de géo-ingénierie actuels étaient «largement spéculatifs et comportaient un risque d'effets collatéraux inconnus».

Les résultats de l'étude de la Royal Society, basée à Londres, devraient être publiés mi-2009.




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