Morses et caribous «menacés de disparition» en Arctique

Le caribou migrateur de l'Est comptait plus de... (Photo archives La Presse canadienne)

Agrandir

Le caribou migrateur de l'Est comptait plus de 800 000 têtes en 1993. Il ne reste plus que «quelques milliers d'animaux» en 2017.

Photo archives La Presse canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Changements climatiques

Environnement

Changements climatiques

Tout sur les changements climatiques »

Agence France-Presse

Les deux derniers troupeaux de morses du Canada et une énième harde de caribous «sont menacés de disparition» dans l'Arctique, a annoncé lundi un comité d'experts scientifiques chargé de conseiller le gouvernement.

Le nombre d'espèces sauvages du Nord canadien considérées comme étant en péril atteint maintenant 62 espèces, a indiqué le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) à l'issue de sa réunion bisannuelle.

«Au cours des dernières décennies, les aires habitées par les quelques milliers de morses du Haut-Arctique et par la population plus nombreuse du centre de l'Arctique et du Bas-Arctique ont fait l'objet d'une réduction qui d'ailleurs se poursuit», a indiqué le COSEPAC.

Le comité recommande que ces deux populations soient classées sous statut d'espèce «préoccupante» compte tenu des menaces qui pèsent sur elles: réchauffement climatique, recul de la glace de mer, interactions plus fréquentes avec les touristes, développement industriel. Un tel statut obligerait le gouvernement à prendre des mesures pour contrer le déclin des troupeaux.

«Les morses ont été très importants pour les Inuits, à la fois comme nourriture et dans leur culture, et le demeurent encore à ce jour. Les morses sont particulièrement vulnérables aux perturbations, et méritent certainement une attention particulière», a souligné l'expert en mammifères marins du comité, Hal Whitehead.

Le comité a aussi examiné pour la première fois le sort du caribou migrateur de l'Est, «célèbre harde» de la rivière George au Québec et au Labrador qui comptait plus de 800 000 têtes en 1993 et dont il ne reste plus que «quelques milliers d'animaux».

Le statut d'espèce «en voie de disparition» a été recommandé pour cette espèce de renne, ainsi que pour une deuxième harde qui connaît également «un grave déclin», selon le COSEPAC.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer