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Réduction des émissions des GES: Harper a établi «de fausses cibles», selon McKenna

La ministre de l'Environnement, Catherine McKenna, a affronté... (PHOTO Adrian Wyld, La Presse Canadienne)

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La ministre de l'Environnement, Catherine McKenna, a affronté les tirs de l'opposition, hier aux Communes.

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(Ottawa) La ministre de l'Environnement, Catherine McKenna, affirme que l'ancien gouvernement conservateur avait établi de « fausses cibles » en 2015 lorsqu'il s'est engagé à réduire d'ici 2030 les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 30 % sous les niveaux de 2005 parce qu'il n'a jamais élaboré un plan pour les atteindre.

C'est pourquoi le gouvernement Trudeau a décidé de ne pas établir de cibles plus ambitieuses que celles des conservateurs, même si les libéraux ont laissé entendre à plus d'une reprise dans le passé que de nouvelles cibles seraient fixées en collaboration avec les provinces.

À la reprise des travaux parlementaires, hier, la ministre McKenna a dû affronter les tirs nourris à la fois du Parti conservateur en raison de sa volonté d'imposer une taxe sur le carbone et du Nouveau Parti démocratique (NPD) en raison de sa décision de s'en tenir aux cibles de réduction des émissions de GES établies par l'ancien gouvernement de Stephen Harper.

Chose certaine, le dossier de la lutte contre les changements climatiques risque de donner de sérieux maux de tête au gouvernement Trudeau cet automne. D'abord, il tient à ratifier rapidement l'accord de Paris, et cela avant la tenue d'une conférence des premiers ministres sur les changements climatiques prévue en novembre. Mais en même temps, il doit statuer d'ici décembre sur le sort de deux projets d'oléoducs en Colombie-Britannique qui permettraient d'augmenter la production du pétrole issu des sables bitumineux de l'Alberta.

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a accusé les libéraux d'avoir sciemment trompé les Canadiens en promettant d'accentuer la lutte contre les changements climatiques.

« J'étais à Paris avec le premier ministre lorsqu'il a promis d'agir dans le dossier crucial des changements climatiques. Il n'existe aucune obligation plus importante envers les générations futures. Maintenant, on apprend qu'au lieu de tenir sa promesse, le gouvernement libéral s'apprête à ratifier l'accord de Paris avec les mêmes cibles et les mêmes échéanciers que Stephen Harper. La ministre croit-elle que c'est cela le changement, soit le plan conservateur présenté par les libéraux, même si c'est avec un sourire ? », a lancé M. Mulcair aux Communes.

La ministre McKenna a alors rétorqué que les cibles établies par le gouvernement précédent étaient une duperie. « Nous sommes prêts à agir concernant les changements climatiques. [...] Cependant, soyons honnêtes. Les cibles de Harper étaient de fausses cibles. Quand on fixe des cibles et qu'on n'a pas un plan précis pour les atteindre et que les émissions augmentent, c'est difficile de respecter ces cibles », a dit la ministre.

UNE MESURE « DÉVASTATRICE »

Le Parti conservateur a pour sa part sommé la ministre McKenna de mettre au rancart l'idée d'imposer une taxe sur le carbone. Dans une entrevue au réseau CTV, dimanche, la ministre a fait savoir que le gouvernement Trudeau imposera une tarification du carbone aux provinces qui n'auront pas adopté un régime comparable, soit une taxe sur le carbone comme en Alberta ou une Bourse comme au Québec.

La leader intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, a soutenu que l'on ne peut se permettre une telle mesure au moment où le secteur de l'énergie en Alberta, en Saskatchewan et à Terre-Neuve encaisse une saignée. « Ce serait dévastateur pour l'économie de notre pays », a affirmé Mme Ambrose en point de presse.

Mais Mme McKenna s'est montrée imperturbable, soulignant que 80 % de la population canadienne vit dans une province où il existe une forme de tarification du carbone. Elle a aussi fait valoir que le secteur privé réclame une telle politique pour mettre fin à l'incertitude. « Les Canadiens s'attendent à ce que nous agissions sur la question des changements climatiques parce que nous sommes la première génération à en subir les conséquences et nous sommes la seule génération qui peut changer les choses avant qu'il ne soit trop tard », a-t-elle soutenu.

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