La plupart des baleines à bosse ne sont plus menacées

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Le moratoire sur la chasse imposé depuis 1982 a joué un rôle majeur dans le rebond des populations de ces baleines.

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Jean-Louis SANTINI
Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis ont retiré la majorité des populations de baleines à bosse de la liste des espèces en danger, signe du succès des efforts de protection engagés depuis plusieurs décennies dans le monde entier.

«Cette décision marque un véritable succès écologique», a souligné Eileen Sobeck, administratrice adjointe du service de la pêche de l'Agence américaine océanique et atmosphérique NOAA, dans un communiqué.

Le statut attribué aux termes de la législation américaine sur les animaux en danger, ne se justifie plus pour neuf des quatorze populations de ces cétacés (Megaptera novaeangliae) existant dans le monde, a annoncé mardi la NOAA.

Néanmoins, quatre populations restent considérées en danger de disparition et, enfin, une a été reclassée dans la liste des animaux menacés.

«Les baleines, dont celles à bosse, jouent un rôle important dans notre écosystème marin», a ajouté Mme Sobeck, précisant qu'avoir suivi ces populations de manière indépendante «a permis à la NOAA d'adapter ses approches de protection selon les besoins de chacune d'entre elles».

Ainsi, ses services ont oeuvré au niveau national et international pour identifier et mettre en place des protections pour ces mammifères marins dont le poids moyen atteint 25 tonnes et qui mesurent de 13 à 14 mètres de longueur.

La chasse commerciale aux cétacés avait fortement réduit le nombre des baleines à bosse, faisant tomber leurs populations à des niveaux historiquement bas dans les années 1960 ce qui a conduit les Etats-Unis à placer ces animaux sous la protection de leur loi sur les espèces en danger d'extinction en 1970.

Moratoire sur la chasse  

Le moratoire sur la chasse imposé depuis 1982 par la Commission baleinière internationale a aussi joué un rôle majeur dans le rebond des populations de ces baleines, a souligné la NOAA.

Deux des quatre populations restant sous le statut des espèces en danger passent dans les eaux territoriales américaines à certaines périodes de l'année.

La population d'Amérique Centrale vient chercher de la nourriture dans le Pacifique au large de la côte Ouest américaine, tandis que le groupe des baleines à bosse du nord-ouest du Pacifique passe du temps dans la mer de Béring et à proximité des Iles Aléoutiennes.

De plus, la population de baleines à bosse dite du Mexique - désormais classée comme espèce menacée - vient régulièrement au large de la côte Ouest des États-Unis et de l'Alaska.

Les autorités américaines ont également annoncé mardi des mesures réglementaires destinées à accroitre la protection de deux populations de baleines à bosse toujours considérées en danger, qui évoluent en permanence dans les eaux américains à Hawaï et en Alaska.

Elles portent notamment sur les distances minimales à respecter par les vaisseaux croisant à proximité de ces cétacés.

La totalité de ces baleines restent protégées dans les eaux américaines et en haute mer par la loi sur la protection des mammifères marins, quel que soit leur statut au regard de la loi sur la préservation des animaux en danger d'extinction.

Le service de la pêche de la NOAA avait lancé un réexamen du statut des baleines à bosse en 2010 dont les conclusions appelaient à la séparation de cette espèce en quatorze populations distinctes.

En 2015, l'agence avait proposé d'en retirer dix de la liste des espèces en danger et ouvert une période de consultation publique avant de finaliser sa décision.

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