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Le Canada « manque de vision » pour le trafic maritime dans l'Arctique

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La fondation américaine Pew estime que dans certaines régions de l'Arctique, « le trafic pourrait doubler d'ici 2020 ».

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Agence France-Presse

La fonte accélérée de la banquise et l'augmentation du trafic dans l'Arctique canadien devraient pousser Ottawa à identifier rapidement des voies maritimes respectant l'environnement et les populations inuits, selon un rapport publié mardi.

Intitulé « Système intégré de voies maritimes dans l'Arctique », ce document de 37 pages préparé par la fondation américaine Pew propose un cadre pour une « planification responsable du transport maritime dans les eaux de l'Arctique canadien ».

Rappelant que le Grand Nord canadien abrite 53 villages inuits, une faune unique, avec notamment « la majorité des bélugas et des baleines boréales de la planète », Pew relève que le trafic maritime a crû de 166 % entre 2004 et 2014 dans le Passage du Nord-Ouest.

À travers le dédale d'îles de l'Archipel canadien, ce détroit constitue un raccourci convoité entre l'Europe et l'Asie à mesure que le réchauffement climatique s'accélère.

Or, malgré sept études majeures menées ces dernières années par le gouvernement fédéral, assorties de 170 recommandations, « le pays manque d'une vision claire et cohérente pour le transport maritime en Arctique », juge la fondation Pew.

Créée en 2012, l'Initiative de corridors de transport maritime du Nord (ICTMN) encourage les navires transitant dans le Passage du Nord-Ouest à s'identifier, sur une base volontaire. L'ICTMN peut servir « de base » à une future politique globale sur la navigation dans l'Arctique si elle « s'élargit pour prendre en compte la complexité environnementale et sociale de l'océan Arctique au Canada », estime le rapport.

Pour des zones protégées

La Fondation américaine appelle ainsi le gouvernement Trudeau à établir davantage de zones marines protégées et à mieux inclure les populations inuits dans sa réflexion sur le transport dans l'Arctique.

Ceci devrait permettre de « réduire l'impact de la navigation sur l'environnement, en particulier sur des zones marines sensibles », note Pew.

Avec seulement six brise-glaces, contre 42 pour la Russie, le Canada doit améliorer ses « plans de contingence » pour parer à tout accident, avertit l'organisme, recommandant la création de trois catégories de risque pour classer les voies maritimes de l'Arctique canadien.

De telles actions sont urgentes, car, dans certaines régions, « le trafic pourrait doubler d'ici 2020 », estime Pew, rappelant que le groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec) prévoit la disparition de la banquise en été dans l'océan Arctique d'ici le milieu du siècle.

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