Les efforts de réduction des GES stagnent au Québec

Le gouvernement Couillard s'est engagé l'automne dernier à... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, archives LA PRESSE)

Agrandir

Le gouvernement Couillard s'est engagé l'automne dernier à réduire les émissions québécoises de gaz à effet de serre de 37,5 % sous le niveau de 1990 d'ici 2030. Or, si la tendance se maintient, Québec ratera cette cible de loin.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, archives LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les efforts du Québec pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) stagnent, révèle un rapport rendu public hier par le gouvernement Couillard. Pire, la pollution au carbone de la province a été révisée à la hausse en raison de nouvelles méthodes de calcul.

- 0,001 %

C'est la baisse des émissions de GES au Québec entre 2012 et 2013, selon l'Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre publié hier. Le document révèle que les émissions de carbone s'élevaient à 81,2 mégatonnes en 2013, à peine moins que l'année précédente. Les émissions ont néanmoins baissé de 5,7 % depuis 2009.

« Inquiétant »

Ce dernier bilan est « inquiétant », juge le porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin. Le gouvernement Couillard s'est engagé l'automne dernier à réduire les émissions québécoises de 37,5 % sous le niveau de 1990 d'ici 2030. Or, si la tendance se maintient, Québec va rater cette cible de loin. « Alors que les réductions devraient s'accélérer, on stagne au Québec, dénonce M. Bonin. Il va falloir prendre le taureau par les cornes à un moment donné. La lutte aux changements climatiques ne peut se limiter à mettre en place un système de plafonnement et d'échange des émissions. »

Encore des transports

Les transports continuent d'être la principale source de pollution au carbone au Québec. Malgré une légère amélioration, ce secteur a généré 43 % des émissions québécoises en 2013. La multiplication des véhicules sur les routes est directement responsable du phénomène. Le nombre de camions légers et lourds augmente et les automobilistes parcourent de plus grandes distances.

Révision à la hausse

La précédente mouture de l'Inventaire québécois des GES, rendu public l'an dernier, estimait les émissions du Québec à 78 mégatonnes en 2012. Ce chiffre a été révisé à la hausse de 4,2 % dans le bilan publié hier. La raison : les fonctionnaires du gouvernement du Québec n'avaient pas appliqué les dernières directives du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC). Cette méthode de calcul a été élaborée parce que les scientifiques avaient jusque là sous-estimé la contribution du méthane aux changements climatiques.

Élève modèle

Comparé aux autres provinces canadiennes, le Québec fait toujours figure d'élève modèle. Il n'est responsable que de 11,2 % des émissions du Canada, alors qu'il compte près du quart de sa population.

Heurtel muet

Le ministre de l'Environnement, David Heurtel, a rendu le rapport public hier après-midi, alors que l'Assemblée nationale venait d'ajourner ses travaux pour près de deux semaines. Son communiqué reste muet sur la stagnation de la baisse des GES entre 2012 et 2013. M. Heurtel a refusé de se rendre disponible pour commenter le rapport hier.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer