Shell commence ses forages controversés en Alaska

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Le Fennica a repris sa route jeudi après avoir été bloqué au port de Portland par des membres de Greenpeace qui se sont suspendus à un pont, plusieurs mètres au-dessus de l'eau, pendant 40 heures.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le géant pétrolier Shell a commencé ses opérations controversées de forage vendredi en Alaska après le blocage pendant 40 heures d'un de ses brise-glaces par des écologistes suspendus à un pont du nord-ouest des États-Unis.

«Shell a commencé ses opérations de forage sur le puits «Burger J» dans la mer de Chukchi» en Alaska vendredi à environ 1 h GMT (21 h jeudi, heure de Montréal), a indiqué Shell à l'AFP par courriel.

«Dans les prochains jours, l'équipage à bord du Transocean Polar Pioneer», une plateforme de forage, «oeuvrera pour terminer la partie supérieure du puits et se préparer à forer sur la profondeur totale une fois que Fennica arrivera sur le site», poursuit le communiqué en référence au brise-glace de 116 mètres qui devait rejoindre la flottille après avoir été bloqué par des activistes de Greenpeace.

«Nous restons engagés à travailler de façon sûre et responsable», assure le groupe anglo-néerlandais.

Le Fennica a repris sa route jeudi après avoir été bloqué au port de Portland par des membres de Greenpeace qui se sont suspendus à un pont, plusieurs mètres au-dessus de l'eau, pendant 40 heures. Ils étaient soutenus par des ravitailleurs sur le pont tandis que d'autres écologistes embarqués dans des kayaks ont aussi tenté d'empêcher le brise-glace de quitter le port.

Après avoir vécu dans des petits hamacs pendant près de deux jours, les membres de Greenpeace sont finalement descendus lorsque la police a, selon l'organisation, évacué les ravitailleurs du pont.

Signalant jeudi soir que le 13e de ses membres suspendus était finalement descendu, sans incident, Greenpeace a écrit sur Twitter que «tous les yeux sont maintenant tournés vers le président Obama pour sauver l'Arctique».

Le président américain a provoqué la colère des écologistes en autorisant en mai Shell à forer dans l'Arctique. Dénonçant d'«immenses risques pour les populations de l'Arctique, la faune et notre climat», Greenpeace appelle les internautes à signer une pétition en ligne demandant à Barack Obama de changer d'avis, affirmant qu'«il n'est pas trop tard».

Après avoir effectué de premiers forages en 2012, le groupe avait été contraint en septembre de la même année de les repousser après un problème sur un navire.

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