Le saumon norvégien bon à consommer sans modération

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Des ouvriers travaillent dans une usine norvégienne de traitement du saumon à Froya, le 8 septembre.

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Agence France-Presse
Oslo

Le saumon d'élevage norvégien, cible de critiques récurrentes pour ses effets supposés sur la santé, peut être consommé presque sans modération y compris par les femmes enceintes, conclut un rapport d'experts publié lundi.

En bonne place sur les menus pendant les fêtes de fin d'année qui approchent, le saumon fait débat, notamment en France depuis qu'un reportage télévisé l'a présenté en 2013 comme «la nourriture la plus toxique au monde».

«Les avantages liés à la consommation de poisson l'emportent nettement sur le risque insignifiant que représentent les niveaux actuels de polluants et autres substances étrangères», a déclaré Janneche Utne Skaare, du Comité scientifique pour la sécurité alimentaire (VKM) mandaté par le gouvernement norvégien pour examiner la question.

«Vu le niveau actuel des produits les plus toxiques que sont les PCB, les dioxines et le mercure, ni les gros mangeurs ni les autres n'ingèrent des quantités nocives en mangeant du poisson gras ou maigre», a dit cette biologiste et toxicologue, citée par la chaîne NRK.

Sur la base d'une précédente étude du VKM, les autorités norvégiennes de la santé recommandaient jusqu'alors aux jeunes femmes et femmes enceintes de limiter à deux repas hebdomadaires leur consommation de poissons gras (saumon, truite, maquereau, hareng) pour ne pas exposer leur progéniture à des risques sanitaires.

Cette précaution est désormais levée. La nouvelle étude du VKM «montre au contraire combien il est important que ce groupe mange du poisson car il est prouvé que la consommation de poisson par la mère contribue positivement au développement du système nerveux du foetus et des bébés allaités», a indiqué Knut-Inge Klepp, un haut responsable de la Direction de la santé publique.

Selon le nouveau rapport, le saumon d'élevage contient aujourd'hui 70 % de dioxines et PCB en moins que lors des dernières mesures, rendues publiques en 2006, et sa teneur en mercure a été divisée par deux grâce à un changement d'alimentation.

Les huiles végétales ont largement remplacé les farines et huiles de petits poissons, lesquelles ne représentent plus que 29 % de la nourriture du poisson d'élevage contre 90 % en 1990, selon l'Institut de recherche Nofima.

Les calculs du VKM montrent que l'on peut consommer plus d'un kilo de saumon d'élevage [...] par semaine sans risquer d'absorber des quantités nocives de polluants», a fait valoir la Direction de la santé publique, qui continue de recommander deux ou trois repas hebdomadaires à base de poisson, soit entre 300 et 450 grammes, dont la moitié en poissons gras.

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