Interpol traque les criminels environnementaux

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On retrouve parmi les neuf criminels les plus recherchés Feisal Mohamed Ali, qui est soupçonné d'être le chef d'un réseau de trafic d'ivoire au Kenya.

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Associated Press
NAIROBI, Kenya

L'agence policière internationale Interpol a lancé plus tôt cette semaine une traque aux criminels environnementaux.

L'opération cible 139 malfaiteurs en fuite recherchés par 36 pays membres pour des infractions comprenant, entre autres, la pêche illégale, le trafic d'espèces sauvages, le commerce et le déversement illégaux de déchets, les coupes illégales de bois et le commerce illégal d'ivoire.

On retrouve parmi les neuf criminels les plus recherchés Feisal Mohamed Ali, qui est soupçonné d'être le chef d'un réseau de trafic d'ivoire au Kenya.

L'homme aurait déjà été trouvé en possession de 314 pièces d'ivoire pesant plus de deux tonnes.

Un autre individu, Ahmed Kamran, aurait défrayé les coûts du transport par avion militaire de girafes et d'impalas vivants depuis l'aéroport international de Kilimandjaro vers le Qatar, où les animaux sauvages africains sont très prisés par les richissimes habitants de la région.

Un représentant d'Interpol, Ioannis Kokkinis, a dit que le plus petit indice peut permettre de relancer une enquête.

«Même le plus petit détail, qui pourrait vous paraître insignifiant, est susceptible de faire considérablement avancer une affaire une fois associé à d'autres éléments de preuve déjà entre les mains de la police, a déclaré M. Kokkinis. Il suffit parfois d'un regard neuf pour relancer une enquête et trouver l'indice manquant qui aidera à localiser ces individus recherchés, dont certains se soustraient à la justice depuis des années.»

Un rapport conjoint publié plus tôt cette année par Interpol et le Programme des Nations Unies pour l'environnement révélait que le commerce illégal de la faune et des crimes environnementaux comme les coupes illégales de bois valent entre 70 milliards de dollars américains et 213 milliards de dollars américains par année.

Le PNUE a prévenu que les coupes illégales de bois et le braconnage des éléphants et des rhinocéros «font partie d'une vague croissante de criminalité environnementale».

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