Fukushima: niveaux extrêmement hauts de radioactivité

Shunichi Tanaka président de l'autorité de régulation nucléaire japonaise s'adressait... (Photo Shizuo Kambayashi, AP)

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Shunichi Tanaka président de l'autorité de régulation nucléaire japonaise s'adressait à la presse le 29 août, à Tokyo, au sujet des niveaux de radioactivité à la centrale de Fukushima.

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Agence France-Presse
TOKYO

Des niveaux de radioactivité extrêmement hauts ont été mesurés samedi à la centrale de Fukushima près de réservoirs d'eau radioactive du même type que celui qui a récemment fui, mais aucun nouvel écoulement n'a pour le moment été confirmé, même si la compagnie Tepco n'en exclut pas la possibilité.

Dimanche en début de matinée, les travailleurs de Tokyo Electric Power (Tepco) poursuivaient les recherches mais ignoraient toujours la cause de cette radioactivité qui ne va pas faciliter les travaux pour tenter de venir à bout de ce vaste problème d'eau.

«Les patrouilles de contrôle ont relevé en quatre endroits une radioactivité très élevée», a expliqué Tokyo Electric Power (Tepco) dans un courriel.

Les niveaux mesurés vont de 70 millisieverts/heure (plus que la limite annuelle admise de 50 millisieverts) à 1800 millisieverts/heure. Un homme qui serait exposé une heure sans protection à ce dernier niveau recevrait dans ce court laps de temps 36 fois la dose maximum autorisée en un an pour un travailleur de la centrale, ou 18 fois la limite pour cinq années consécutives. Il ne faudrait que quatre heures pour qu'il décède. Il s'agit cependant de rayonnements bêta relativement faciles à bloquer.

«Nous ne voyons pas de diminution du niveau d'eau dans aucun des réservoirs et les vannes sont bien fermées», a assuré Tepco qui dit être en train de chercher à expliquer ces niveaux inédits jusqu'à présent.

Tepco avait déjà mesuré le 22 août, à deux des quatre endroits signalés ce samedi, une radioactivité élevée à proximité de deux réservoirs distincts, de 70 millisieverts et 100 millisieverts par heure. Samedi, à ces deux mêmes places, les niveaux étaient respectivement de 220 et 1800 millisieverts par heure, un bond qui reste inexpliqué.

Aux deux nouveaux emplacements détectés samedi, le niveau est de 70 et 230 millisieverts par heure. Ces deux lieux sont reliés par une conduite près de laquelle a également été constaté un changement de couleur du sol, ce qui pourrait provenir d'une fuite.

Tepco a récemment renforcé la surveillance de quelque 300 réservoirs identiques à un exemplaire qui a laissé filer 300 tonnes d'eau hautement radioactive dont une partie se serait écoulée jusqu'à la mer.

Dans le passé, quatre fuites de moindre ampleur avaient déjà été constatées sur ces réservoirs cylindriques de 11 mètres de haut et 12 mètres de diamètre assemblés à la hâte à quelques centaines de mètres des réacteurs.

Chacune de ces citernes peut contenir jusqu'à 1000 tonnes d'eau hautement radioactive. Ont en outre été mis en place quelque 700 autres réservoirs de forme et conception différentes également emplis d'eau contaminée.

Le problème de l'eau à Fukushima est très large: il concerne aussi les importantes quantités qui se sont infiltrées dans le sous-sol de la centrale et qui s'écoulent dans l'océan Pacifique voisin, comme l'a récemment avoué Tepco.

Cette abondance d'eau provient en grande partie des systèmes de refroidissement des réacteurs dans lesquels le combustible nucléaire a fondu lors de l'accident provoqué par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel.

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