Tokyo: des machines à pluie contre la sécheresse

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Tokyo endure des températures étouffantes depuis le 6 juillet, comme nombre d'autres villes du sud, du centre et de l'ouest du Japon, avec des valeurs qui dépassent allègrement 30, 35 voire 40 degrés à l'ombre.

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Agence France-Presse
Tokyo

Sécheresse désespérante oblige, des fonctionnaires japonais ont indiqué vendredi avoir eu recours la veille à deux machines à pluie dans le but de remplir les réservoirs d'eau qui desservent les 35 millions de personnes de la mégapole de Tokyo.

Après des mois de précipitations inférieures à la moyenne habituellement constatée et des températures torrides, la capacité d'approvisionnement en eau est descendue à 60% du niveau général pour cette période de l'année, forçant les autorités tokyoïtes à demander aux citoyens de faire quelques gestes simples afin d'économiser les ressources de la capitale.

Le civisme n'ayant pas suffi, le Bureau des eaux a décidé jeudi après-midi d'employer l'artillerie lourde: deux machines à pluie datant d'un demi-siècle qui n'avaient pas été utilisées depuis une douzaine d'années.

Ces engins, qui n'ont rien de sorcier, mais sont scientifiquement pensés, se contentent d'envoyer haut dans le ciel un panache d'iodure d'argent via une sorte de grosse cheminée. Le tout est installé dans une zone hors de Tokyo, a expliqué un fonctionnaire à l'AFP.

Et dans les deux heures qui ont suivi l'emploi des appareils, environ 17,5 millimètres de pluie ont été enregistrés.

«Il est difficile de juger si cette opération est la cause directe de ces précipitations, mais nous nous plaisons à croire que cela a été efficace», a confié ce responsable.

Le principe, appelé ensemencement des nuages, consiste à provoquer une condensation autour des sels d'iodure d'argent ce qui forment des grosses gouttes d'eau dont le poids alourdi provoque la chute.

Après une saison des pluies tellement courte à Tokyo que les habitants ont eu l'impression qu'elle n'avait existé que dans l'imaginaire des météorologues, la capitale endure des températures étouffantes depuis le 6 juillet, comme nombre d'autres villes du sud, du centre et de l'ouest du Japon, avec des valeurs qui dépassent allègrement 30, 35 voire 40 degrés à l'ombre.

Cette chaleur écrasante a déjà tué au moins 129 personnes rien qu'à Tokyo, selon la chaîne publique NHK, et envoyé chaque jour à l'hôpital plusieurs centaines d'individus victimes de malaises.

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